# Modifé le 07/07/2008 à 18h36.
La biodiversité des variétés cultivées en danger menacées par les semences industrielles
Communiqué de presse de l'Alliance pour la planète
Lundi 7 juillet 2008La première directive européenne sur les « variétés de conservation » « adaptées aux conditions locales et régionales et menacées d'érosion génétique » a été publiée le 21 juin 2008 (2008/62/CE) après 10 années de tractations. Sa transposition prévue en France, loin de défendre la biodiversité cultivée et les semences libres de droit de propriété, confie à l’industrie semencière la gestion de la conservation et le droit exclusif d’en diffuser les semences. Pour l'Alliance pour la Planète, la préservation et le renouvellement de la biodiversité doit se faire dans les champs et dans les jardins et non uniquement dans des banques de gènes.
La perte de biodiversité est enjeu majeur du 21 ème siècle dans la lutte contre les variations climatiques. La biodiversité agricole joue un rôle primordial pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté dans le monde. Actuellement 90 % de la nourriture provient de 15 espèces seulement dont le blé, le maïs et le riz représentent à eux seuls les 2/3. 80% des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu, remplacés par des hybrides.
Comme le rappelle Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre, « Depuis des temps immémoriaux la biodiversité cultivée a été entretenue et développée par les jardiniers et les agriculteurs qui sélectionnent et échangent les semences. Le catalogue officiel, sur lequel doit être inscrite toute variété dont les semences sont commercialisées, est destiné à favoriser le « progrès génétique » des variétés de l’industrie semencière : les critères et les coûts d’inscription sont inaccessibles aux paysans. Il les a privés du droit d’échanger leurs semences. »
Si la nouvelle Directive laisse aux États membres une certaine liberté d’application, le GNIS, Groupement National Interprofessionnel des Semences, puissant lobby agricole, a déjà fait connaître sa volonté de garder la main sur les semences et de n’accorder la « régularisation » qu'à la petite part de biodiversité vendue par l'industrie semencière. « La plus grande part de la biodiversité cultivée, conservée et renouvelée dans la clandestinité par les paysans (et les jardiniers), doit pour lui rester "sans papier" et être refoulée vers les frigos des collections ou disparaître. » (CP du 3-07-08)
Les associations de l’Alliance pour la Planète aux côtés du Réseau Semences Paysannes, de la Confédération Paysanne et de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique demandent au Président de la République de respecter les engagements de sa campagne électorale, les méthodes de travail et les documents issus du Grenelle de l’environnement en confiant au Ministre d'État chargé de l’Ecologie, aux collectivités territoriales, aux Parcs naturels et aux organisations de la société civile la gestion des dossiers concernant :
- les variétés de conservation et les variétés anciennes,
- les semences adaptées à l’agriculture biologique,
- les droits des paysans et des jardiniers de ressemer, d’échanger et de vendre les semences qu’ils reproduisent.
La biodiversité des variétés cultivées en danger menacées par les semences industrielles (pdf)
# Modifé le 24/06/2008 à 19h42.
25/06/08 Manifestation de soutien à Christian Vélot
Près de quatre siècles après Galilée, les procès en hérésie scientifique existent toujours.
À l'occasion de la manifestation du 25 juin 2008, l'Alliance pour la planète exprime son soutien à Christian Vélot qui fait partie de ces lanceurs d'alertes qui oeuvrent au quotidien dans leurs laboratoires, leurs entreprises ou leurs activités citoyennes pour faire appliquer le principe de précaution.
Le principe de précaution bénéficie depuis 2005 d’un statut constitutionnel, pourtant celles et ceux qui s’y réfèrent pour dénoncer la réalité de certains risques technologiques ou mettre en garde contre l’opacité de certains choix scientifiques sont soumis à de véritables procès en sorcellerie pour hérésie scientifique. La discussion scientifique serait-elle le dernier lieu où la liberté d’expression n’a pas droit de cité ?
Christian Vélot, pour avoir tenu des conférences publiques sur les OGM en assumant son statut d’enseignant-chercheur à l’université d’Orsay et à l’Institut de génétique et de microbiologie subit aujourd'hui de la part de sa hiérarchie de nombreuses pressions morales et matérielles, jusqu’à l’exclusion arbitraire de son équipe de recherche de l’institut en 2010.
Au-delà de ce cas emblématique, l'Alliance pour la planète appelle le gouvernement à respecter les engagements 194 et 195 du Grenelle de l'Environnement sur la protection des lanceurs d'alerte et le statut de l'expertise. Pour permettre un débat plus démocratique, il est plus que nécessaire d’offrir un véritable statut juridique de protection à celles et ceux qui émettent des opinions divergentes pour interpeller les décideurs et l’opinion publique sur les risques qui sont devant nous. Sans ce statut de protection, le principe de précaution n’est que lettre morte. Il est plus que nécessaire que le processus d’expertise puisse se dérouler de manière transparente, pluraliste et contradictoire dans un climat serein, en dehors des pressions politiques, économiques ou financières.
Les pressions exercées sur le biologiste Christian Vélot ne sont pas un cas isolé, et l'on assiste à une dérive chaque jour grandissante interdisant toute prise de position sorti du « scientifiquement correct » et donc du « politiquement acceptable ». Aujourd’hui, le fait même d’interroger certains choix technoscientifiques est devenu un délit d’opinion.
L’Alliance demande qu'une délégation soit reçue avec Christian Vélot par madame la ministre de la Recherche, qui s'est déclarée « prête à faire avancer le dossier » des lanceurs d'alerte.
# Modifé le 24/06/2008 à 16h06.
Mercredi 25 juin - APPEL À MOBILISATION POUR LE LANCEUR D’ALERTE CHRISTIAN VÉLOT
Christian Vélot est enseignant-chercheur en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud.
Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS – Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay.
Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires.
Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle.
Cet engagement lui vaut aujourd’hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions morales et matérielles, depuis l’accusation infondée d’impliquer son institution dans ses prises de position publiques, la confiscation de la totalité de ses reliquats de crédits pour 2008 et 2009, la privation d’un étudiant stagiaire, jusqu’à l’annonce de l’exclusion arbitraire de son équipe de l’Institut à partir de fin 2009. De plus, Christian Vélot et son équipe ont fait l’objet pendant plus d’un an d’un harcèlement pour qu’ils quittent leurs locaux (allant jusqu’à la menace d’un déménagement manu militari) au prétexte de la mise en place d’un prétendu pôle de biotechnologie qui s’est avéré être un projet fantôme pas même budgétisé.
Nous demandons que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses activités de recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et que sa direction revienne sur la décision arbitraire de l’évincer au delà de 2009.
Au-delà du cas de Christian Vélot, nous appelons également à une très grande vigilance face aux atteintes à la liberté d’expression des chercheurs, et demandons un véritable statut juridique des lanceurs d’alerte, dans le cadre d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise, dont le principe a été acté par le Grenelle de l’Environnement.
Aussi nous invitons celles et ceux d’entre vous qui se sentent concernés par la situation de Christian Vélot, et plus généralement par la question des lanceurs d’alerte, à une journée de mobilisation :
Le 25 juin 2008 à 10h30 à Orsay devant l’entrée principale du campus (rue Elisa Desjobert)* et à 15h pour un défilé parisien festif du Luxembourg (place Edmond Rostand) au ministère de la Recherche où une délégation demandera à être reçue.
Organisations associées :
Action Consommation, les Amis de la Terre, Attac, Bio Consom’acteurs, la Confédération paysanne, les Faucheurs volontaires, FNAB, Fondation Sciences Citoyennes, France Nature Environnement, Greenpeace, MDRGF, Nature et Progrès, Réseau Cohérence, WWF...
Contact :
Fabien Piasecki – fabien.piasecki (arobase) sciencescitoyennes.org
06 63 08 58 14
A. Depuis la Province sud et ouest par la route
- Sur l’A10, au kilomètre 0, prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud
- Prendre la sortie « Orsay Centre »
- Tourner à droite rue Guy Môquet
- Au feu, aller tout droit (passer sous le viaduc) rue de l’Yvette
- Continuer toujours tout droit jusqu’à la rue Elisa Desjobert (la rue de l’Yvette devient rue Georges Clémenceau puis rue Elisa Desjobert)
- Prendre l’A6 direction Bordeaux-Nantes
- Rejoindre l’A10 direction Etampes-Palaiseau
- Prendre la N188 direction Orsay
- Prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud
- Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus
- Au Pont de Sèvres, prendre la N118 direction Bordeaux-Nantes
- Prendre la sortie « Les Ulis », puis reprendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud
- Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus
- Prendre le RER B direction St Rémy-les-Chevreuses
- Descendre à « Orsay Ville », et rejoindre la rue Elisa Desjobert en empruntant le passage souterrain
# Modifé le 08/05/2008 à 17h20.
Appel du 13 mai, 13h ! Oui au Grenelle, non aux OGM !
Afin de démontrer l'importance du vote OGM, les attentes du Grenelle de l'Environnement, l'ensemble des signataires* convie la population française le 13 mai 2008 à 13h à une manifestation citoyenne, populaire et enthousiaste.
Mai 2008, la résolution à fonder un projet de société qui concilie plus harmonieusement respect de l'environnement équité sociale et efficacité économique est largement partagée. Le diagnostic commun sur la gravité de l'urgence écologique aussi.
Le Grenelle de l'Environnement initié en 2007 et dont la loi de programmation sera bientôt discutée au Parlement a suscité un indéniable espoir dynamisé par la volonté de travailler ensemble selon un mode ouvert de discussion et d'élaboration de plans d'actions respectant à la fois les singularités de chacun mais aussi et surtout le sens des responsabilités vis-à-vis des générations actuelles et futures.
Le Grenelle de l'Environnement doit maintenant prendre son envol parlementaire. Nous ne le laisserons pas se noyer sur une scène politique éloignée des aspirations citoyennes.
Ces 268 mesures constituent un programme d'action politique ambitieux et réaliste qui - s'il est suivi et respecté - mettra notre pays en capacité d'engager sa mue environnementale. L'urgence écologique l'impose. L'inaction serait criminelle.
La question des cultures d'OGM en plein champ est pour nous un test significatif de l'adhésion des décideurs politiques et économiques aux valeurs du Grenelle de l'Environnement. Le choix que feront les députés en votant la loi sur les OGM ne sera pas simplement un choix technique. Il sera avant tout un choix politique entre les impératifs de l'intérêt général et la somme à courte vue de quelques intérêts privés. De ce choix dépendra le sort de notre agriculture de terroir, de qualité et d'authenticité. De ce choix dépendra aussi la confiance des citoyens dans la capacité de leurs représentants à traduire les attentes d'une société en mouvement.
A cette occasion, un site internet de soutien et de mobilisation est dors-et-déjà accessible : www.stopauxogm.fr
Téléchargements :
L'affiche au format pdfLes Kits Promos
* Ont déjà répondu à cet appel les organisations suivantes : WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Agrisud, MDRGF, la Fondation Nicolas Hulot, LPO, la CGT, l'UICN, Fac Verte, Objectif BIO, FNAB, La Ligue de l'enseignement, Green Cross, la Confédération Paysanne, Ecoforum, Collect-if, le CNIID, Good Planet, Agir Pour l'Environnement, Le Festival du Vent, Nature et Progrès, Biocoop, Feminin Bio, Intelligence Verte ...
# Modifé le 19/11/2007 à 11h06.
Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie 2007 : Remise du deuxième prix littéraire de l'Alliance pour la Planète
APRÈS LE GRENELLE ET SES NÉGOCIATIONS, GILLES CLÉMENT ET SA RÉFLEXION !
Remise du deuxième prix littéraire de l'Alliance pour la Planète
Paris, le 18/11/07 - Pour la deuxième année, l'Alliance pour la Planète (plate-forme de plus de 70 associations liées à l’écologie) et le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie ont organisé leur prix littéraire./p>
Au terme d'une discussion enrichissante et conviviale, le jury de l'Alliance pour la Planète a choisi de remettre son prix à :
Une Écologie Humaniste paru aux Editions Aubanel.
Nadhia Zouari, élue à l'unanimité présidente du jury, a annoncé le nom du lauréat ce 18 novembre sur la scène du Trianon, lors de la 5e édition du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie.
"En choisissant le travail de Gilles Clément et Louisa Jones, l'Alliance pour la Planète a parfaitement répondu à deux des objectifs qui ont été à l'origine de la création de ce prix littéraire : développer la sensibilisation du grand public à l’écologie et surtout réfléchir aux solutions alternatives et pratiques" déclare Jacques Thomas, président du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie.
Tout le jury, composé de 7 membres issus d'associations oeuvrant pour l'environnement, (Dominique Eraud pour le Collectif Ecomedecine, Eric Julien pour Tchendukua, Katia Kanas pour Greenpeace, Dominique Marion pour Objectif Bio, Christian Portal pour Acecomed, Thierry Thouvenot pour Nature Humaine, Nadhia Zouari pour Fondation Sciences Citoyennes, Présidente) était également présent pour saluer la qualité de deux autres ouvrages de la sélection :
- Comment les riches détruisent la planète de Hervé Kempf aux Editions du Seuil
- La part du colibri : l’espèce humaine face à son devenir de Pierre Rabhi aux Editions de l’Aube
Contacts :
Nathalie Duport, Festival du Livre et de la Presse d’Écologie, flpe.presse@yahoo.fr
François Chartier, Greenpeace, francois.chartier@diala.greenpeace.org
Visitez le site de site du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie
# Modifé le 18/10/2007 à 20h36.
Grenelle de l’environnement : faux consensus et vrais conflits.
Nouveau dossier de presse :Télécharger le dossier de presse : faux consensus et vrais conflits [pdf]
Au sommaire :- Bâtiment : à quand la fin du gaspillage ? page 3
- La fin du tout routier ? page 4
- EPR : la France va-t-elle rester prisonnière du nucléaire ? page 5
- Les agrocarburants, la fausse bonne idée ? page 7
- Pour un moratoire sur les cultures d’OGM ? page 9
- Va-t-on développer l’agriculture biologique en France ? page 12
- La France va-t-elle protéger ses citoyens des risques liés aux pesticides ? page 14
- Incinération : cherche-t-on à entraver le développement du recyclage ? page 16
- La France va-t-elle continuer à piller les forêts tropicales ? page 18
- Comment peut-on prétendre préserver la ressource sans fermer des zones à la pêche ? page 19
- Fiscalité verte : Bercy est-il allergique à l’environnement ? page 20
- L’écologie peut-elle recycler la publicité ? page 21
- Responsabilité des entreprises : vers une loi NRE contraignante ? page 22
- Pour le dialogue environnemental ? page 23
- Lanceurs d’alerte : les intérêts financiers priment-ils sur l’intérêt général ? page 24
Consulter aussi sur le grenellorama.fr : "Fin des groupes de travail : vrais conflits, faux consensus… le Grenelle tient ses promesses"
- Téléchargez le premier dossier de presse: Les mesures phares de l'Alliance pour la planète [pdf]
- Les propositions du groupe de travail 1 : Energie et Climat [pdf]
- Les propositions du groupe de travail 2 : Biodiversité [pdf]
- Les propositions du groupe de travail 3 : Santé et environnement [pdf]
- Les propositions du groupe de travail 4 : Agriculture [pdf]
- Les propositions du groupe de travail 5 : Gouvernance [pdf]
- Les propositions du groupe de travail 6 : Modes de développement [pdf]





