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#  Modifé le 25/11/2008 à 12h52.

6ème Edition du Festival du Livre et de la Presse d'écologie

Prix Jeunesse du Festival

SOS : Animaux en danger !

SOS : Animaux en danger !
Editions Mango jeunesse
Charline Zeitoun

Prix de l’Alliance pour la Planète

Points de rupture

Points de rupture : Comment la nature nous fera payer un jour le changement climatique
Editions Calmann-Levy
Fred Pearce

Pour en savoir plus visitez le site du Festival du livre et de la presse d'écologie

#  Modifé le 27/10/2008 à 14h24.

Grenelle +1 : et maintenant ?

Paris, le 23 octobre Ce matin, un an jour pour jour après le début des tables-rondes finales du Grenelle de l'environnement, l'Alliance pour la Planète a tenu sa conférence de presse « Grenelle +1 : bilan ». Le texte adopté mardi par la très grande majorité des députés définit dorénavant le socle minimal de toute politique publique soucieuse de respecter les grands équilibres fondamentaux de la planète. Mais attention à ne pas laisser s'embourber le processus législatif.

Alors que les crises financière et économique s'additionnent à l'urgence écologique et nécessitent le déploiement rapide de mesures ambitieuses, l'Alliance pour la Planète s'inquiète de l'accumulation des retards dans le processus législatif. Le texte Grenelle 2 n'a toujours pas été dévoilé. De plus, l'examen du texte Grenelle 1 devant le Sénat vient d'être reporté au mois de janvier. Ce sont de bien mauvaises nouvelles. « Face  à de tels délais, il est impératif que la question environnementale reste une priorité pour le Président Sarkozy et son gouvernement. Le niveau des ambitions doit être également revu à la hausse étant donnés les périls qui sont devant nous », affirme Robert Lion, Président d'Agrisud.

La première lecture au Parlement a montré que la majorité des députés a entendu les attentes de la société française. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie. Cependant, l'Alliance pour la Planète attend un processus démocratique renouvelé pour le projet de loi dit Grenelle 2. « La dynamique va dans le bon sens mais nous ne sommes pas dupes. Depuis la fin des tables-rondes, les ONG ont été associées de manière très marginale à l'élaboration des textes législatifs. La dynamique démocratique initiale du Grenelle a ainsi laissé place à un processus politique classique où les  ONG ne restent que des observateurs externes. Nous attendons du gouvernement qu'il reforme le pentagone démocratique du Grenelle en y associant davantage la représentation parlementaire », remarque Serge Orru, Directeur général du WWF-France.

Enfin, l'Alliance pour la Planète met en garde contre les effets de trompe-l'oeil que peut amener l'absence de mise en perspective des différents échelons d'action. Le projet de loi Grenelle 2, la loi de finances 2009 mais aussi les objectifs des textes européens sur le climat, le commerce du bois et la révision de la PAC définiront au final la véritable ambition écologique du gouvernement français. « Attention aux effets d'annonce et aux incohérences ! L'objectif de 120 g CO2/ Km fixé par le texte de loi Grenelle 1 pour les émissions des voitures particulières mises sur le marché est déjà caduque quand on voit que la France a déjà concédé à l'Allemagne et à son industrie automobile un projet de directive européenne nettement plus laxiste », précise Pascal Husting, Directeur général de Greenpeace.

Le succès réel du Grenelle dépendra largement des avancées qui seront réalisées sous la présidence française de l'Union Européenne. « Le volontarisme affiché par Nicolas Sarkozy doit se traduire concrètement dans les actes à cet échelon. Faute de quoi, le Grenelle risque de se résumer à un pur exercice de communication gouvernementale », conclut Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.

Avancées>Lacunes>Cartons verts>Cartons rouges

#  Modifé le 13/10/2008 à 10h08.

Loi Grenelle 1 : deux jours de débats, de trop timides avancées !

- Communiqué du 10 octobre 2008 -

L'Alliance pour la Planète n'est toujours pas satisfaite du contenu des débats de la loi Grenelle 1. Elle appelle les sénateurs à lever toute ambiguïté sur l'amendement de promotion du chauffage électrique dit « amendement Ollier » et à inscrire l'indicateur d'empreinte écologique dans le texte.

Cela fait deux jours maintenant que les députés examinent le projet de loi Grenelle. 4 articles sur 49 ont été discutés, 4 articles dont l'enjeu est capital dans la lutte contre le dérèglement climatique. L'Alliance pour la Planète confirme ses réserves sur les trop timides progrès enregistrés.

« Nous ne pouvons que nous féliciter de certaines avancées, note Serge Orru du WWF. C'est le cas du retrait de l'amendement Jacob qui posait un carcan budgétaire pour la loi (amendement sur la « neutralité fiscale ») ou de l'inscription dans la loi du renversement de la charge de la preuve pour tout projet d'aménagement ou encore de l'objectif de 23% d'énergies renouvelables. Mais le compte n'y est pas sur l'amendement Ollier. Il faut lever toute ambiguïté ! » Légèrement modifié, le texte prévoit désormais de « moduler » le fameux taux de consommation énergétique de 50 kWh/m²/an dans les bâtiments neufs (et non plus "à raison inverse des émissions"). « Pourtant de quelle modulation parle-t-on ? Nous n'avons encore aucune garantie ! Rien ne permet de croire que les décrets encadreront strictement ce seuil. » assène Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.

L'Alliance pour la Planète dénonce la même inconsistance quant à l'absence d'engagements précis pour une fiscalité climat-énergie. L'impératif du dérèglement climatique ne peut pourtant plus souffrir de nouveaux délais ! Il est également dommage que l'objectif de réduction de l'empreinte écologique n'ait pas été inscrit dans la loi. Voilà enfin un indicateur pertinent pour évaluer l'impact de nos activités sur l'environnement. Beaucoup plus que le fumeux concept de « croissance durable » maintenant gravé dans la loi.

« Quand tous les jours la crise financière se renforce, quand tous les jours la crise écologique se montre plus dure, quand tous les jours notre système montre ses limites, nous avons l'impératif de réagir. Cette loi Grenelle pourrait marquer un vrai premier pas. Il n'en rien ! Le projet n'est pas encore à la hauteur des enjeux qui se dressent face à nous. » conclut Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.

#  Modifé le 13/10/2008 à 10h01.

Le Grenelle nécessite un vrai débat démocratique.

- Communiqué du 9 octobre 2008 -

L'Alliance pour la Planète attend des Parlementaires qu'ils enrichissent le projet de loi Grenelle 1. Elle refuse qu'il soit voté en l'état.

Le projet de loi « Grenelle 1 », premier texte de mise en œuvre du Grenelle de l'Environnement, est débattu depuis hier à l'Assemblée nationale. De nombreux députés UMP et Nouveau Centre se targuent du soutien des « associations écologistes », qui souhaitent que ce texte soit adopté massivement, afin d'accélérer le débat ! Ils pensent ainsi répondre aux légitimes interrogations soulevées par l'opposition sur ce texte insuffisant : lors de la question préalable (soutenue par M. Lechtimy du groupe Socialiste, Radical et Citoyen, mercredi dans la soirée), puis lors de la demande de renvoi en commission (défendue par M. Cochet, de la Gauche Démocrate et Républicaine, jeudi 9 en matinée).

L'Alliance pour la Planète ne se reconnaît pas dans cette instrumentalisation et généralisation des propos de quelques associations. L'Alliance pour la Planète souhaite avant toute chose que le débat parlementaire soit le plus riche possible afin de bonifier le projet de loi. L'Alliance pour la Planète ne peut accepter ce premier texte, préoccupant sur beaucoup de domaines : promotion des incinérateurs (article 41), amendement Ollier assouplissant de la future réglementation sur les consommations énergétiques des bâtiments (article 4), statu quo sur l'interdiction des produits chimiques dangereux (article 28), non respect de l’engagement de créer une Haute Autorité de Protection de l’Alerte et de l’Expertise (article 43), absence de dispositions budgétaires claires et ambitieuses. Autant de regrettables oublis ou de reculades depuis un an.

Ainsi, sans améliorations conséquentes, l'Alliance pour la Planète n'appellera pas à voter le projet de loi Grenelle.

#  Modifé le 13/10/2008 à 09h55.

Grenelle de l'environnement : aux Parlementaires de croire en l’excellence environnementale

- Communiqué du 7 octobre 2008 -

A quelques heures de l'ouverture à l'Assemblée nationale du débat sur la première loi Grenelle, l'Alliance pour la Planète enjoint les Parlementaires de respecter le consensus des tables-rondes de l'an passé pour offrir aux générations futures un avenir durable.

Il y a presque un an, jour pour jour, les tables-rondes du Grenelle de l'environnement se concluaient par un accord inédit sur la nécessité de réformer vertueusement notre pays. Etat et collectivités territoriales, entreprises et syndicats, ONG de protection de l'environnement, tous les acteurs saluaient les 273 mesures qui accompagnaient ce consensus. Des mesures ambitieuses au regard de l'attentisme qui avait prédominé jusqu'alors !

En un an, ces ambitions ont fondu encore plus vite que la banquise arctique cet été. Les comités opérationnels qui ont succédés au Grenelle pour affiner les programmes annoncés ont fait l'impasse sur la gouvernance à 5. Les ONG ont été souvent exclues des groupes de travail et la qualité de ces derniers s'en est ressentie. Ensuite, le premier projet de loi, présenté en juin, n'est que la formalisation imparfaite d'objectifs pourtant clairement définis lors des négociations.

Il revient donc à la Représentation nationale de débattre, d’améliorer et de voter ce premier texte. Nos parlementaires se doivent d'honorer les conclusions et le consensus établi il y a un an et prendre à bras le corps l'enjeu de la crise environnementale, sans cesse plus prégnante !

Malheureusement, le travail en commission la semaine passée, sous la houlette de Messieurs Ollier et Jacob, respectivement Président de la Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire et rapporteur de la loi Grenelle, a vidé un peu plus de son contenu le projet de loi. Promotion des incinérateurs, assouplissement de la future réglementation sur les consommations énergétiques des bâtiments, statu quo sur l'interdiction des produits chimiques dangereux, etc : autant de reculades ! Sans compter l'absence d'un volet fiscal qui ne donne pas les moyens d'une réforme ambitieuse.

Et pourtant, il est encore possible d'améliorer le texte. La preuve en est le volontarisme ponctuel en commission pour l'interdiction des phosphates dans toutes les lessives ou la disparition des ampoules à incandescence dès 2010.

A l'heure de la crise financière, il est temps de prendre le chemin de l'excellence environnementale, source de richesses et d'emplois pérennes, de santé pour tous et de qualité de vie, de respect de la biodiversité et de volontarisme face au dérèglement climatique ! L'Alliance pour la Planète attend donc de retrouver dans les lois Grenelle le consensus et les ambitions annoncées par le Président de la République.

Contact presse
Lionel Primault // 06 20 60 19 40 // gael.roustan@lalliance.fr

#  Modifé le 04/10/2008 à 12h55.

Rapport INSERM sur « Cancers et environnement » :

Un désaveu de l’Académie de Médecine, mais une approche trop timorée.

Le rapport INSERM sur "Cancers et Environnement" a le mérite de considérer que la croissance des cancers n'est pas liée qu'aux seuls facteurs de risque tabac et alcool ou à un effet dépistage. En cela, c'est un désaveu cinglant du rapport des Académies de Médecine et des Sciences publié l'an passé qui considérait comme négligeable le lien entre cancer et environnement, pour ne mettre l'accent que sur les comportements individuels. « Par exemple, selon le rapport de l'INSERM, l'exposition à des pesticides est un facteur causal possible pour 8 des 9 cancers étudiés. La responsabilité de ces substances est donc considérable dans l'épidémie de cancers actuelle. Afin de protéger la santé publique, les parlementaires devront soutenir massivement les mesures de réduction de moitié de l'usage des pesticides en 10 ans proposées dans le cadre du Grenelle de l'environnement lors des votes à venir cet automne » déclare François VEILLERETTE, Président du MDRGF.

Pour André CICOLELLA de la Fondation Sciences Citoyennes, « ce rapport représente un progrès par rapport à l’analyse des Académies, mais il reste conçu à partir du même moule de pensée que celui des académiciens. Il repose en effet principalement sur les données épidémiologiques, c'est à dire les enquêtes effectuées sur les populations humaines. Il n'est pas acceptable aujourd'hui de ne pas prendre en compte plus sérieusement les données toxicologiques quand on analyse le lien entre cancer et environnement. Un rapport qui affirme traiter du lien entre cancer et environnement aurait du comporter un état des lieux plus complet des cancérogènes, non seulement chez l’homme, mais aussi chez l'animal. » Pour le cancer du sein par exemple, 216 substances chimiques ou radiations induisent des tumeurs mammaires chez l'animal, mais seulement 15 sont officiellement classées cancérogènes chez l’homme. Il est évident qu’il ne suffit pas de se préoccuper seulement des premières si on veut arrêter l’épidémie de cancer du sein. Par delà la question scientifique, cette vision tronquée pose un problème éthique, car pour arrêter l'épidémie de cancer, on ne peut se contenter d'attendre que les effets soient clairement avérés chez l'homme pour agir. Il faut agir sur la base de la démarche de précaution et non sur la démarche ancienne de prévention. Autre manque notoire : l'évaluation des risques qui est une méthode reconnue pour quantifier les risques cancérogènes à partir des données expérimentales n'a pas été utilisée dans ce rapport, alors qu'elle est pourtant à la base du règlement REACH pour évaluer les risques des substances chimiques ou fixer des valeurs limites européennes pour certains polluants atmosphériques comme le benzène.

L'Alliance pour la Planète considère que la lutte contre l'épidémie de cancer est un des grands enjeux de la crise écologique. Elle regrette que le Grenelle de l’Environnement n’ait pas abouti à des propositions plus ambitieuses en ce domaine et demande qu'un véritable état des lieux sur les facteurs de risque cancérogènes soit enfin effectué sur la base d'une expertise contradictoire pluridisciplinaire et pas seulement avec des experts procédant de la même école de pensée.

Contacts : André Cicolella 06 21 81 70 34
François Veillerette 06 81 64 65 58

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