Attention
Cette page est une version archivée du site de l'Alliance Saison 1.
Les informations ici publiées ne sont plus mis à  jour.
Afin de connaitre l'actualités de l'Alliance pour la planète Saison2 veuillez vous rendre à  l'adresse
http://lalliance.fr

  1. Page d'accueil
  2. Presse

#  Modifé le 17/03/2007 à 18h02.

L'Alliance pour la Planète réclame un moratoire sur l'incinération et une politique ambitieuse de réduction des déchets

Paris, 15 mars - L'Alliance pour la Planète, groupement d'associations nationales de protection de l'environnement, demande aujourd'hui aux pouvoirs publics et aux candidats à l'élection présidentielle un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs d'ordures ménagères et la mise en oeuvre d'une politique ambitieuse de réduction des déchets et de développement du recyclage.

« Un moratoire sur l'incinération est indispensable dans notre pays si l'on veut progresser vers une gestion durable et écologique de nos déchets ménagers », déclare Eric Gall, Directeur du Centre national d'information indépendante sur les déchets (CNIID). « Il s'agit d'un signal politique fort envoyé à tous les élus et au futur président de la République pour que l'on fasse enfin toute la lumière sur les problèmes sanitaires, économiques et démocratiques liés à la gestion des déchets dans notre pays. »

« L'incinération reste un problème majeur pour la santé des populations », alerte Victor Hugo Espinosa, ingénieur en Risques Majeurs et Président d'Ecoforum. « Ce n'est pas seulement la concentration d'une substance cancérigène émise par les fumées que les normes actuelles de rejet devrait prendre en considération, c'est la quantité cumulée de ces polluants dans l'environnement et la chaîne alimentaire. Un incinérateur rejette plus de 2000 substances chimiques, en grande partie non contrôlées, dont de nombreux polluants organiques persistants et des métaux lourds, qui s'accumulent dans la chaîne alimentaire. La décharge finale, tôt ou tard, c'est notre corps. A l'heure où l'OMS (1) qualifie l'augmentation du nombre de cancers de véritable épidémie, il est aberrant de programmer la construction de nouveaux incinérateurs dans notre pays. »

« Le traitement des déchets en France, manne financière pour quelques industriels, se caractérise par l'opacité et un véritable déni de démocratie », déclare Daniel Richard, Président du WWF France. « Il est temps que les pouvoirs publics cessent d'imposer des incinérateurs à des populations qui les refusent et soutiennent à la place les alternatives proposées par les associations et les élus locaux. Nous demandons la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur ce sujet brûlant. »

« La France a un des taux de recyclage les plus bas d'Europe et le plus grand parc d'incinérateurs», affirme Serge Orru, Directeur général du WWF France. « Près de la moitié de ces ressources que sont nos déchets partent en fumée, c'est un formidable gaspillage de matières premières. La construction de nouveaux incinérateurs ne peut se faire qu'au détriment des investissements nécessaires dans la réduction des déchets et le recyclage, activités qui peuvent créer des milliers d'emplois. »

La France réussit l'exploit d'avoir à la fois un taux élevé d'incinération (43%) et de mise en décharge (38%), et l'un des taux de valorisation des déchets ménagers les plus bas d'Europe (19% dont 6% de compostage et 13% de recyclage) (2). En comparaison, l'Allemagne atteint un taux de valorisation de 59% (pour 23% d'incinération et 18% de mise en décharge) et l'Autriche 60% (pour 10% d'incinération et 30% de mise en décharge). D'après l'OCDE, recycler l'aluminium économise 95% d'énergie par rapport à la production à partir de matières vierges, le cuivre 85%, le plastique 80% et le papier 64% (3).

La première Rencontre nationale pour un moratoire sur l'incinération, qui vient de recevoir le soutien de Nicolas Hulot, réunit des scientifiques, des juristes, des économistes, des associations et des élus porteurs d'alternatives plus écologiques pour réduire et traiter nos déchets (4). L'Alliance pour la Planète y adopte aujourd'hui une Déclaration pour un moratoire sur l'incinération des déchets ménagers.

Notes

  1. Organisation Mondiale de la Santé
  2. Source ADEME :
    http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12549#tit4
  3. Environmental Outlook OCDE, 2001
  4. Le programme de la première Rencontre nationale pour un moratoire sur l'incinération, organisée par l'Alliance pour la Planète, est disponible sur :
    http://www.lalliance.fr/Ateliers-Actions/67-Action-Dechets-Rencontre-Nationale-Pour-Un-Moratoire- Sur-Lincineration

Face à l'urgence écologique et à la crise environnementale, pour la première fois en France, les principales associations de la société civile ont décidé en 2006 de s'allier pour construire un véritable pouvoir et de proposer une vision novatrice et des actions collectives et coordonnées, en créant L'ALLIANCE pour la planète.

Accéder à l'ensemble des ressources de l'action Déchet

Associations de l'Alliance engagées dans cette action :

ACIDD, Acroporis, Action Consommation, Adéquations, Adome, Agir pour l'Environnement, Amis de la Terre, APREIS, Biosphere, Blue Initiative, CNIID, Cheminements, CoLLecT-IF, CRII-GEN, Ecoforum, Ecologie sans frontière, Europe des consciences, Fac Verte, Good planet, Greenpeace, Fondation Nicolas Hulot, Intelligence Verte, L'Age de Faire, Le Festival du Vent, Marais du Vigueirat, MDRGF, Objectif Bio, WWF.

Pour plus d'informations :

  • Agnès Poiret, Attachée de presse du WWF, 01 55 25 84 61, apoiret@wwf.fr
  • Eric Gall, Directeur du CNIID, 06 17 64 14 28 ou 01 55 78 28 66
  • Victor Hugo Espinosa, Président d'Ecoforum, 06 73 03 98 84

Accéder à l'ensemble des ressources de l'action Déchet

#  Modifé le 12/03/2007 à 09h50.

Le Ministre de l'Agriculture admet qu'il va passer en force sur les OGM !

Communiqué de presse
Jeudi 9 mars 2007

Suite à des fuites sur la publication imminente d'un décret autorisant la culture d'OGM en plein champ, Chantal Jaquet et Maria Pelletier, toutes deux membres de l'Alliance pour la planète, ont interpellé le Ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau, en visite au Salon de l'agriculture le 8 mars.

Celui-ci a effectivement répondu qu'un décret « sortirait très prochainement ».

Le texte du projet de loi relatif aux OGM a été discuté au Sénat en mars 2006 et approuvé uniquement et unanimement par les sénateurs UMP. Il devait ensuite être examiné et voté par les députés, comme l'exige la transposition d'une directive européenne en droit français.

Il semble que le Ministre ait volontairement attendu la fin de la session parlementaire pour passer en force et publier un décret, alors qu'un débat et un vote des députés sont pourtant indispensables.

Chantal Jaquet a déclaré au Ministre de l'Agriculture que cette décision était un « déni de démocratie », car elle ignore le vote des députés et la majorité des Français et des agriculteurs qui refusent les OGM* .

« La démocratie, Madame, ce ne sont pas les sondages, mais le vote » a rétorqué Dominique Bussereau.
Le vote, c'est justement ce que nous attendions à l'Assemblée nationale, Monsieur le Ministre !

La vidéo de leurs échanges est visible sur le lien suivant :

http://lalliance.fr/Ateliers-Actions/OGM/69-Democratie-Et-Ogm-Selon-Monsieur-Bussereau


Les associations membres de l'Alliance pour la planète sont scandalisées par la décision du Ministre de l'Agriculture qui va à l'encontre de la volonté des Français, méprise les pouvoirs de l'Assemblée nationale, et porte atteinte au principe de précaution, pourtant désormais inscrit dans la Constitution.

Accéder à l'ensemble des ressources de l'action OGM


Contacts :
  • Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France : 06 07 57 31 60
  • Adélaïde Colin, Greenpeace France : 06 84 25 08 25
  • MariaPelletier : 06 13 01 73 58

Associations de l'Alliance engagées dans cette action :
Yann Arthus Bertrand Good Planet - Green Peace France - WWF France - Action consommation - Age de faire - Agir pour l'Environnement - AGRISUD - Les Amis de la terre - ACS (Association de Coopération Sociétale)- APREIS - Blue initiative - Cheminements - CollecT-IF - CRIIGEN - Collectif Ecomédecine - CNIID - Ecolo Café - Ecologie sans frontière - L'Europe des consciences - Le Festival du vent - GoodPlanet - Intelligence verte - Le Grit et la lettre transversale - GIET - MDRGF - Objectif Bio - Prologue - Syndicat Simple - Sibylline - Tchendukua

* 86% des citoyens ne veulent pas d'OGM (sondage CSA/Greenpeace réalisée en septembre 2006)
*62% des griculteurs ne veulent pas d'OGM (JDD dimanche 4/03/07)

Accéder à l'ensemble des ressources de l'action OGM

#  Modifé le 12/03/2007 à 09h49.

Action OGM : L'Alliance au salon de l'agriculture

Communiqué de presse - mars 2007

L'Alliance pour la planète demande aux candidats à la présidentielle à s'engager pour un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ.


Paris, le 1er mars 2007 - Dans un courrier envoyé la semaine dernière, l'Alliance pour la planète a invité les candidats à l'élection présidentielle à se rendre sur le stand qu'elle va animer durant le Salon de l'agriculture.


Les responsables de l'Alliance pour la planète attendent les candidats à la présidentielle, durant toute la durée du Salon de l'agriculture, sur le stand d'Objectif bio, situé Hall 3, stand C17, allée H

Les candidats à l'élection présidentielle sont invités à venir y clarifier - ou confirmer - leur position sur la mise en place d'un moratoire sur les cultures expérimentales et commerciales d'OGM en plein champ, à commencer par un moratoire immédiat sur le maïs MON810.

Ce moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ correspond au souhait de 86 % des Français qui réclament une interdiction temporaire ou définitive des OGM (sondage CSA/Greenpeace, septembre 2006). Il est l'une des 24 propositions au regard desquelles L'Alliance pour la planète a attribué des notes aux candidats. Ce classement est disponible et actualisé sur www.lalliance.fr. Le moratoire a également été réclamé par les participants aux Etats généraux d'Orléans les 26 et 27 février, qui se sont engagés à diffuser massivement l'appel pour « un printemps sans OGM » auprès des élus et responsables de collectivités (à lire sur www.moratoireogm.fr). En l'absence de certitude sur l'innocuité des OGM, un moratoire sur les cultures transgéniques en milieu ouvert constitue la seule et unique manière d'empêcher la contamination des cultures conventionnelles et bio, la dissémination des OGM dans l'environnement et leur introduction dans la chaîne alimentaire. En vertu de l'article 23 de la directive européenne 2001/18, la France a la possibilité de mettre en place une clause de sauvegarde spéciale sur le maïs MON810. Elle peut le faire immédiatement, sans attendre d'avoir transposé la directive - elle a déjà fait valoir cet article 23 en 2003, pour obtenir la prolongation de l'interdiction du colza OGM décidée en 1998.

Aujourd'hui, deux candidats seulement ne se sont pas encore engagés à mettre en place un moratoire sur les cultures d'OGM en milieu ouvert :
  • Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP se dit « sceptique sur les vrais avantages des OGM » mais il « n'écarte pas l'hypothèse qu'ils s'avèrent un jour vraiment utiles à la société ». Il est favorable à l'expérimentation des OGM en plein champ, à condition qu'« elle s'accompagne d'un encadrement strict et transparent ». Insuffisant pour l'Alliance, qui ne lui donne que 9/20.
  • François Bayrou. Dans son programme, le candidat de l'UDF affirme vouloir mettre en place un vrai débat « sous l'égide par exemple de l'Académie des sciences », « sur les effets réels des OGM ». Or comment mener un tel débat sans prendre avant un moratoire et alors que l'on continue à cultiver des OGM en plein champ, et donc à polluer l'environnement ? L'Alliance ne lui attribue que 8,5/20.

A ce jour, tous les candidats ont bien accusé réception de l'invitation lancée par l'Alliance, sans toutefois confirmer qu'ils passeront sur le stand, au Salon de l'agriculture. L'Alliance rendra publiques leurs réponses - comme leur silence.


Contacts :
  • Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France : 06 07 57 31 60
  • Adélaïde Colin, Greenpeace France : 06 84 25 08 25

Associations de l'Alliance engagées dans cette action :
Yann Arthus Bertrand Good Planet - Green Peace France - WWF France - Action consommation - Age de faire - Agir pour l’Environnement - AGRISUD - Les Amis de la terre - ACS (Association de Coopération Sociétale)- APREIS - Blue initiative - Cheminements - CollecT-IF - CRIIGEN - Collectif Ecomédecine - CNIID - Ecolo Café - Ecologie sans frontière - L’Europe des consciences - Le Festival du vent - GoodPlanet - Intelligence verte - Le Grit et la lettre transversale - GIET - MDRGF - Objectif Bio - Prologue - Syndicat Simple - Sibylline - Tchendukua

#  Modifé le 12/03/2007 à 09h48.

Action politique : communiqué de presse

Les ONG d'environnement et de solidarité
notent les programmes des candidats à la présidentielle
Verdict : peut mieux faire !

Alors que les programmes des candidats à la présidentielle sont maintenant connus ou en cours de finalisation, l'Alliance pour la Planète publie une nouvelle notation. Celle-ci a été réalisée en évaluant les programmes de chaque candidat au regard des 24 propositions que l'Alliance pour la planète estime indispensables et qui s'inscrivent dans un double temps politique : les mesures à prendre dans les 100 premiers jours du futur gouvernement ; et les objectifs à fixer pour les cinq ans à venir.

Les notes, sur 20, sont les suivantes :
  • Dominique Voynet (les Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) : 16,5
  • Ségolène Royal (PS) : 13
  • François Bayrou (UDF) et Marie George Buffet (PCF) : 9
  • Nicolas Sarkozy (UMP) : 8,5
  • Olivier Besancenot (LCR) : 8
  • Philippe de Villiers (MPF) : 7
  • Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller (LO) : 5

« Les candidats et leurs équipes ont incontestablement travaillé sur les enjeux environnementaux depuis plusieurs semaines. Mais entre la surenchère des discours et les propositions concrètes, avec des objectifs précis et des moyens identifiés, il y a un pas que certains peinent à franchir » déclare Daniel Richard, président du WWF-France.

« Des clivages apparaissent clairement entre les programmes des candidats, qu'ils concernent les OGM, le projet de réacteur nucléaire EPR, ou les outils plus ou moins ambitieux mis au service des objectifs. Mais tous les partis traditionnels peinent à remettre en cause en profondeur certains modes de développement profondément dommageables pour l'environnement, comme le développement autoroutier et la construction de nouveaux incinérateurs », ajoute Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.

« La note donnée est un point de départ que les associations de l'Alliance vont chercher à faire évoluer positivement en rencontrant les candidats et, si besoin, en faisant pression sur eux. Notre objectif demeure que les mesures phares que nous avons sélectionnées, seules à même d'apporter des solutions aux principaux défis écologiques, soient mises en place dès juin 2007 » conclut Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.

Pour rappel, l'Alliance pour la planète avait publié, le 12 décembre 2006, une première notation environnementale des partis politiques qui avaient eu des responsabilités gouvernementales et parlementaires entre 1997 et 2006. Les notes étaient très mauvaises (UMP : 4,5/20 ; UDF : 5/20 ; PCF : 5,5/20 ; PS : 6,5/20 ; Verts : 11/20) et montraient à quel point l'écologie a été négligée pendant des années dans les politique publiques.

Visitez le site de l'action politique http://lalliance.fr/archives/lalliance2007/

#  Modifé le 12/03/2007 à 09h47.

Action OGM : Lettre au gouvernement

Communiqué de presse : Action OGM - Février 2007

Dans un courrier envoyé le 13 Février 2007 aux ministres français de l'Agriculture, de la Recherche et de l'Ecologie ainsi qu'au Premier ministre (une copie a été adressée au président de la République Jacques Chirac), l'Alliance pour la planète demande au gouvernement français de mettre en place immédiatement un moratoire sur les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM), avant les semis du printemps 2007.

La France n'a toujours pas transposé la directive européenne 2001/18 relative aux conditions de culture et de mise sur le marché des OGM. Le gouvernement a finalement renoncé à soumettre à l'Assemblée nationale un projet de loi certes adopté par le Sénat en mars dernier, mais qui divise largement les députés et provoque une opposition massive de l'opinion publique. Cette non transposition de la directive européenne a une double conséquence : la France risque des poursuites de la part de le Cour de justice européenne et elle autorise aussi le développement cultures commerciales de maïs transgénique hors de tout cadre légal. En 2005, entre 500 et 1 000 hectares de maïs transgénique auraient été plantés ; 5 000 l'année dernière et pour cette année, tout laisse à croire que l'industrie des biotechnologies va poursuivre son coup de force. Daniel Chéron, directeur général de Limagrain, actionnaire majoritaire du semencier Vilmorin, prévoit ainsi que 30 000 hectares d'OGM seront mis en culture en 2007.

Le communiqué de presse complet et la lettre adressée au gouvernement

#  Modifé le 19/09/2006 à 09h29.

Découvertes de nouvelles cultures commerciales de maïs OGM !

Communiqué de Presse - août 2006
Découvertes de nouvelles cultures commerciales de maïs OGM !
Les organisations continuent leur travail de recherche et d'information.

Paris, le 30 août 2006 - Greenpeace, les associations et syndicats révèlent aujourd'hui l'emplacement de quatre nouveaux champs de maïs génétiquement modifié, portant ainsi à six le nombre des parcelles commerciales de maïs OGM dont on connaît la localisation.

La directive européenne 2001/18 relative aux OGM impose aux Etats membres la publication de registres publics destinés à informer les citoyens sur les emplacements de cultures d'OGM en plein champ. La France n'a toujours pas transposé cette directive - ce retard de trois ans lui vaut d'ailleurs des rappels à l'ordre de la part de l'Union européenne. Ce faisant, elle prive les citoyens et les paysans de l'information indispensable pour se protéger d'éventuelles contaminations. Or cette année, quelques milliers d'hectares de maïs OGM sont cultivés en France à des fins commerciales, dans le secret et sans aucun contrôle de l'Etat.

Pour contrer ce refus des autorités françaises d'informer les citoyens, Greenpeace avait publié le 28 juin dernier une carte de France dynamique, indiquant les emplacements de cultures commerciales de maïs transgénique découverts grâce aux recherches et aux analyses réalisées sur le terrain par le réseau des détectives OGM. Le 26 juillet, Greenpeace a été contrainte par le tribunal de grande instance de Paris de retirer sa carte de son site Internet. En réponse à cette condamnation et par souci de défendre le droit à être informé et à se protéger des OGM, d'autres organisations comme la Confédération paysanne, la Fédération nationale d'agriculture biologique, le WWF France, l'Alliance pour la planète mais aussi Greenpeace international, ont aussitôt pris le relais et publié à leur tour cette carte sur leur site Internet.

Aujourd'hui, ces organisations se mobilisent à nouveau en indiquant sur leur carte les quatre nouveaux champs de maïs OGM découverts. Les OGM mobilisent d'ailleurs un nombre grandissant d'associations et de syndicats. Ainsi d'autres organisations membres de l'Alliance se sont d'ores et déjà déclarées prêtes à publier à leur tour la carte sur leur site. Parmi elles, on trouve Adome, Arutam, Agir pour l'environnement, les Amis de la Terre, Blue initiative, le Collect-if, le Cniid, Ecoforum, Ecologie sans frontières, le Festival du vent, Intelligence verte, Objectif bio, Mains d'oeuvres, le Syndicat des Simples, Terre et humanisme, Transversales.

Dans le cadre du débat parlementaire sur le projet de loi OGM, qui est passé au Sénat en mars et devrait être discuté à l'Assemblée nationale à partir de la rentrée, de nombreuses voix, y compris celle d'élus de la majorité, appellent à la mise en place d'un moratoire s'appuyant sur l'article 23 de la directive 2001/18 CE. Les députés français doivent les entendre et s'opposer au passage en force d'une loi qui sert uniquement les intérêts des multinationales des biotechnologies.

La carte de France indiquant des emplacements des cultures commerciales de maïs OGM et les communes accueillant des parcelles expérimentales est disponible sur les sites :www.lalliance.fr, www.fnab.org, www.confederationpaysanne.fr, www.greenpeace.org et www.wwf.fr.

Contacts :
Olivier Keller, Confédération paysanne : 06 26 45 19 48
Henri Thépaut, Fédération nationale d'agriculture biologique : 06 71 28 84 52
Arnaud Apoteker, Greenpeace France : 06 07 57 31 60
Céline Nebout, WWF France : 01 55 25 84 61

Télécharger le communiqué de presse "Carte OGM"

#  Modifé le 19/09/2006 à 08h58.

LES ASSOCIATIONS AGISSENT ENSEMBLE POUR LA PLANETE

Télécharger le communiqué de presse de la manifestation du 26 Mars 2006

Previous Page