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#  Modifé le 28/01/2009 à 16h22.

Grenelle 1 au Sénat : quelques amendements inacceptables

- Communiqué du 27 janvier 2009 -

Aujourd’hui, les sénateurs vont entamer l'examen en première lecture du projet de loi « Grenelle I ». L'Alliance pour la planète (WWF, les Amis de la Terre, Greenpeace, Max Havelaar et plusieurs dizaines d’autres organisations) salue le travail globalement sérieux de la commission de suivi du Grenelle, mais s'inquiète des propositions amendements relatives à la promotion du chauffage électrique et au développement du transport routier.

L'Alliance pour la planète se satisfait de certaines propositions de la commission présidée par le Sénateur Sido. L'objectif de développer dans les 5 ans le principe d'une taxe prenant en compte le poids des déchets (amendement 87 à l'article 41), l'amélioration du suivi des salariés manipulant des substances toxiques (amendement 77 à l'article 34) ou la volonté de réduire les consommations de papier dans les administrations (amendement 94 à l'article 42) vont dans le sens du respect des engagements du Grenelle de l'environnement en octobre 2007.

« Il est extrêmement dommageable que certains sénateurs aient décidé de remettre sur la table la promotion du chauffage électrique. A croire que l'explosion des consommations électriques pendant la vague de froid de janvier n'a pas servi de leçon ! » déplore Pascal Husting, directeur-général de Greenpeace France. L'Alliance pour la planète met en garde les sénateurs quant à l'adoption des amendements 157, 158, 615 et 627 rectifié à l'article 4. La sagesse qui avait présidée au retrait de l'amendement Ollier à l'Assemblée nationale doit de nouveau s'imposer.

A l'article 10, quelques amendements promeuvent le transport routier.Il s'agit notamment des 42, 496, 682, 697 et 716 qui ouvrent la porte à la circulation de camions de 44, voire 50, tonnes. Il en va de même avec l'amendement 156 qui incite à la construction de tronçons autoroutier. « C'est grenello-incompatible, déclare Serge Orru, directeur général du WWF-France, la culture du toutroutier a trop duré : oui au report modal de la route vers les mobilités douces et non aux amendements poids lourd! »

L'Alliance pour la planète attend des sénateurs qu'ils portent ce texte à la hauteur des ambitions du Grenelle. « Nous n'attendons pas que le texte soit grignoté. Bien au contraire, il est plus jamais nécessaire de combler ses lacunes : sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, sur les liens environnement-santé, sur la contribution climat-énergie et la fiscalité environnementale par exemple. » explique Anne Bringault, directrice-générale des Amis de la Terre- France.

Contacts presse :

Lionel Primault - Alliance pour la planète - Coordinateur Grenelle de l’Environnement
06 20 60 19 40 / lionel.primault@lalliance.fr
Pierre CHASSERAY, Responsable Relations Presse WWF-France : 01.55.25.84.61 – 06.87.92.32.68 – pch@wwf.fr

#  Modifé le 07/01/2009 à 18h53.

Projet de loi Grenelle II : des améliorations sont nécessaires pour respecter les engagements du Grenelle.

- Communiqué du 7 janvier 2009 -

Mercredi 7 janvier, le Conseil des ministres a examiné le projet de loi de transition environnementale dit « Grenelle II ». L’Alliance pour la planète considère que ce texte reflète les atouts et les lacunes de l’ensemble du processus du Grenelle de l’environnement.

Attendu depuis plusieurs mois, le projet de loi Grenelle II a enfin été présenté en Conseil des ministres par Jean-Louis Borloo, ce matin. Cette « boîte à outils » du Grenelle de l’environnement est censée permettre à la France de continuer à rattraper son retard en matière de politiques environnementales. Mais ce n’est toujours pas la grande rupture annoncée.

L’Alliance pour la planète salue de nombreuses dispositions de la loi Grenelle II : suppression de la publicité auprès du grand public pour les pesticides et encadrement de leur vente (articles 35 et 39), obligation de travaux avant 2020 dans les bâtiments à usage tertiaire pour l’amélioration de leur performance énergétique (article 2), renforcement des schémas de cohérence territoriale et de leurs prérogatives en matière environnementale avec l’intégration des plans climat/énergie territoriaux devenant obligatoires (articles 6 et 9), insertion des trames verte et bleue dans le code de l’environnement (article 44), etc.

Mais, alors que les députés débutent en parallèle l’examen du plan de relance, l’Alliance pour la planète pointe aussi les multiples contradictions avec les objectifs du Grenelle1 (voir la carte de France des projets « Grenello-incompatibles »). Quid de la protection de la santé des citoyens quand il est prévu d’assouplir excessivement les conditions d’autorisations pour les installations classées pour la protection de l’environnement (article 6 du plan de relance) ? Qu’en est-il de la politique de report modal de la route vers les modes doux avec la construction de nouvelles autoroutes (discours de François Fillon du 5 décembre 2008) ? Comment favoriser l’essor de l’éolien en contraignant toujours plus la création de parcs éoliens afin de satisfaire la « commodité du voisinage » (article 33 du projet Grenelle II) ? Etc.

D’autre part, le gouvernement a déjà reculé sur plusieurs points, comme la disparition de la possibilité de créer des péages urbains ou le relèvement du seuil pour les bilans carbone dans les entreprises (de 250 à 500 salariés). C’est très regrettable.

Enfin, il manque toujours des mesures structurantes, en terme de fiscalité, concernant les liens santé/environnement, sur la protection des lanceurs d’alerte, s’agissant de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, etc.

L’Alliance pour la planète, après un examen approfondi du projet de loi Grenelle II présenté au Conseil des ministres ce matin, fera part très prochainement de ses propositions concrètes pour améliorer ce texte et le rapprocher des 273 engagements d’octobre 2007. L’Alliance pour la planète attend un volontarisme politique renouvelé des parlementaires pour l’examen de ce projet de loi et se montrera très vigilante.

Contact presse : Lionel Primault 06 20 60 19 40 // lionel.primault@lalliance.fr

Télécharger le communiqué de presse : Projet de loi Grenelle II - des améliorations sont nécessaires pour respecter les engagements du Grenelle.

#  Modifé le 13/10/2008 à 10h08.

Loi Grenelle 1 : deux jours de débats, de trop timides avancées !

- Communiqué du 10 octobre 2008 -

L'Alliance pour la Planète n'est toujours pas satisfaite du contenu des débats de la loi Grenelle 1. Elle appelle les sénateurs à lever toute ambiguïté sur l'amendement de promotion du chauffage électrique dit « amendement Ollier » et à inscrire l'indicateur d'empreinte écologique dans le texte.

Cela fait deux jours maintenant que les députés examinent le projet de loi Grenelle. 4 articles sur 49 ont été discutés, 4 articles dont l'enjeu est capital dans la lutte contre le dérèglement climatique. L'Alliance pour la Planète confirme ses réserves sur les trop timides progrès enregistrés.

« Nous ne pouvons que nous féliciter de certaines avancées, note Serge Orru du WWF. C'est le cas du retrait de l'amendement Jacob qui posait un carcan budgétaire pour la loi (amendement sur la « neutralité fiscale ») ou de l'inscription dans la loi du renversement de la charge de la preuve pour tout projet d'aménagement ou encore de l'objectif de 23% d'énergies renouvelables. Mais le compte n'y est pas sur l'amendement Ollier. Il faut lever toute ambiguïté ! » Légèrement modifié, le texte prévoit désormais de « moduler » le fameux taux de consommation énergétique de 50 kWh/m²/an dans les bâtiments neufs (et non plus "à raison inverse des émissions"). « Pourtant de quelle modulation parle-t-on ? Nous n'avons encore aucune garantie ! Rien ne permet de croire que les décrets encadreront strictement ce seuil. » assène Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.

L'Alliance pour la Planète dénonce la même inconsistance quant à l'absence d'engagements précis pour une fiscalité climat-énergie. L'impératif du dérèglement climatique ne peut pourtant plus souffrir de nouveaux délais ! Il est également dommage que l'objectif de réduction de l'empreinte écologique n'ait pas été inscrit dans la loi. Voilà enfin un indicateur pertinent pour évaluer l'impact de nos activités sur l'environnement. Beaucoup plus que le fumeux concept de « croissance durable » maintenant gravé dans la loi.

« Quand tous les jours la crise financière se renforce, quand tous les jours la crise écologique se montre plus dure, quand tous les jours notre système montre ses limites, nous avons l'impératif de réagir. Cette loi Grenelle pourrait marquer un vrai premier pas. Il n'en rien ! Le projet n'est pas encore à la hauteur des enjeux qui se dressent face à nous. » conclut Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.

#  Modifé le 13/10/2008 à 10h01.

Le Grenelle nécessite un vrai débat démocratique.

- Communiqué du 9 octobre 2008 -

L'Alliance pour la Planète attend des Parlementaires qu'ils enrichissent le projet de loi Grenelle 1. Elle refuse qu'il soit voté en l'état.

Le projet de loi « Grenelle 1 », premier texte de mise en œuvre du Grenelle de l'Environnement, est débattu depuis hier à l'Assemblée nationale. De nombreux députés UMP et Nouveau Centre se targuent du soutien des « associations écologistes », qui souhaitent que ce texte soit adopté massivement, afin d'accélérer le débat ! Ils pensent ainsi répondre aux légitimes interrogations soulevées par l'opposition sur ce texte insuffisant : lors de la question préalable (soutenue par M. Lechtimy du groupe Socialiste, Radical et Citoyen, mercredi dans la soirée), puis lors de la demande de renvoi en commission (défendue par M. Cochet, de la Gauche Démocrate et Républicaine, jeudi 9 en matinée).

L'Alliance pour la Planète ne se reconnaît pas dans cette instrumentalisation et généralisation des propos de quelques associations. L'Alliance pour la Planète souhaite avant toute chose que le débat parlementaire soit le plus riche possible afin de bonifier le projet de loi. L'Alliance pour la Planète ne peut accepter ce premier texte, préoccupant sur beaucoup de domaines : promotion des incinérateurs (article 41), amendement Ollier assouplissant de la future réglementation sur les consommations énergétiques des bâtiments (article 4), statu quo sur l'interdiction des produits chimiques dangereux (article 28), non respect de l’engagement de créer une Haute Autorité de Protection de l’Alerte et de l’Expertise (article 43), absence de dispositions budgétaires claires et ambitieuses. Autant de regrettables oublis ou de reculades depuis un an.

Ainsi, sans améliorations conséquentes, l'Alliance pour la Planète n'appellera pas à voter le projet de loi Grenelle.

#  Modifé le 13/10/2008 à 09h55.

Grenelle de l'environnement : aux Parlementaires de croire en l’excellence environnementale

- Communiqué du 7 octobre 2008 -

A quelques heures de l'ouverture à l'Assemblée nationale du débat sur la première loi Grenelle, l'Alliance pour la Planète enjoint les Parlementaires de respecter le consensus des tables-rondes de l'an passé pour offrir aux générations futures un avenir durable.

Il y a presque un an, jour pour jour, les tables-rondes du Grenelle de l'environnement se concluaient par un accord inédit sur la nécessité de réformer vertueusement notre pays. Etat et collectivités territoriales, entreprises et syndicats, ONG de protection de l'environnement, tous les acteurs saluaient les 273 mesures qui accompagnaient ce consensus. Des mesures ambitieuses au regard de l'attentisme qui avait prédominé jusqu'alors !

En un an, ces ambitions ont fondu encore plus vite que la banquise arctique cet été. Les comités opérationnels qui ont succédés au Grenelle pour affiner les programmes annoncés ont fait l'impasse sur la gouvernance à 5. Les ONG ont été souvent exclues des groupes de travail et la qualité de ces derniers s'en est ressentie. Ensuite, le premier projet de loi, présenté en juin, n'est que la formalisation imparfaite d'objectifs pourtant clairement définis lors des négociations.

Il revient donc à la Représentation nationale de débattre, d’améliorer et de voter ce premier texte. Nos parlementaires se doivent d'honorer les conclusions et le consensus établi il y a un an et prendre à bras le corps l'enjeu de la crise environnementale, sans cesse plus prégnante !

Malheureusement, le travail en commission la semaine passée, sous la houlette de Messieurs Ollier et Jacob, respectivement Président de la Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire et rapporteur de la loi Grenelle, a vidé un peu plus de son contenu le projet de loi. Promotion des incinérateurs, assouplissement de la future réglementation sur les consommations énergétiques des bâtiments, statu quo sur l'interdiction des produits chimiques dangereux, etc : autant de reculades ! Sans compter l'absence d'un volet fiscal qui ne donne pas les moyens d'une réforme ambitieuse.

Et pourtant, il est encore possible d'améliorer le texte. La preuve en est le volontarisme ponctuel en commission pour l'interdiction des phosphates dans toutes les lessives ou la disparition des ampoules à incandescence dès 2010.

A l'heure de la crise financière, il est temps de prendre le chemin de l'excellence environnementale, source de richesses et d'emplois pérennes, de santé pour tous et de qualité de vie, de respect de la biodiversité et de volontarisme face au dérèglement climatique ! L'Alliance pour la Planète attend donc de retrouver dans les lois Grenelle le consensus et les ambitions annoncées par le Président de la République.

Contact presse
Lionel Primault // 06 20 60 19 40 // gael.roustan@lalliance.fr

#  Modifé le 04/10/2008 à 12h55.

Rapport INSERM sur « Cancers et environnement » :

Un désaveu de l’Académie de Médecine, mais une approche trop timorée.

Le rapport INSERM sur "Cancers et Environnement" a le mérite de considérer que la croissance des cancers n'est pas liée qu'aux seuls facteurs de risque tabac et alcool ou à un effet dépistage. En cela, c'est un désaveu cinglant du rapport des Académies de Médecine et des Sciences publié l'an passé qui considérait comme négligeable le lien entre cancer et environnement, pour ne mettre l'accent que sur les comportements individuels. « Par exemple, selon le rapport de l'INSERM, l'exposition à des pesticides est un facteur causal possible pour 8 des 9 cancers étudiés. La responsabilité de ces substances est donc considérable dans l'épidémie de cancers actuelle. Afin de protéger la santé publique, les parlementaires devront soutenir massivement les mesures de réduction de moitié de l'usage des pesticides en 10 ans proposées dans le cadre du Grenelle de l'environnement lors des votes à venir cet automne » déclare François VEILLERETTE, Président du MDRGF.

Pour André CICOLELLA de la Fondation Sciences Citoyennes, « ce rapport représente un progrès par rapport à l’analyse des Académies, mais il reste conçu à partir du même moule de pensée que celui des académiciens. Il repose en effet principalement sur les données épidémiologiques, c'est à dire les enquêtes effectuées sur les populations humaines. Il n'est pas acceptable aujourd'hui de ne pas prendre en compte plus sérieusement les données toxicologiques quand on analyse le lien entre cancer et environnement. Un rapport qui affirme traiter du lien entre cancer et environnement aurait du comporter un état des lieux plus complet des cancérogènes, non seulement chez l’homme, mais aussi chez l'animal. » Pour le cancer du sein par exemple, 216 substances chimiques ou radiations induisent des tumeurs mammaires chez l'animal, mais seulement 15 sont officiellement classées cancérogènes chez l’homme. Il est évident qu’il ne suffit pas de se préoccuper seulement des premières si on veut arrêter l’épidémie de cancer du sein. Par delà la question scientifique, cette vision tronquée pose un problème éthique, car pour arrêter l'épidémie de cancer, on ne peut se contenter d'attendre que les effets soient clairement avérés chez l'homme pour agir. Il faut agir sur la base de la démarche de précaution et non sur la démarche ancienne de prévention. Autre manque notoire : l'évaluation des risques qui est une méthode reconnue pour quantifier les risques cancérogènes à partir des données expérimentales n'a pas été utilisée dans ce rapport, alors qu'elle est pourtant à la base du règlement REACH pour évaluer les risques des substances chimiques ou fixer des valeurs limites européennes pour certains polluants atmosphériques comme le benzène.

L'Alliance pour la Planète considère que la lutte contre l'épidémie de cancer est un des grands enjeux de la crise écologique. Elle regrette que le Grenelle de l’Environnement n’ait pas abouti à des propositions plus ambitieuses en ce domaine et demande qu'un véritable état des lieux sur les facteurs de risque cancérogènes soit enfin effectué sur la base d'une expertise contradictoire pluridisciplinaire et pas seulement avec des experts procédant de la même école de pensée.

Contacts : André Cicolella 06 21 81 70 34
François Veillerette 06 81 64 65 58

#  Modifé le 24/06/2008 à 19h42.

25/06/08 Manifestation de soutien à Christian Vélot

Près de quatre siècles après Galilée, les procès en hérésie scientifique existent toujours.

À l'occasion de la manifestation du 25 juin 2008, l'Alliance pour la planète exprime son soutien à Christian Vélot qui fait partie de ces lanceurs d'alertes qui oeuvrent au quotidien dans leurs laboratoires, leurs entreprises ou leurs activités citoyennes pour faire appliquer le principe de précaution.

Le principe de précaution bénéficie depuis 2005 d’un statut constitutionnel, pourtant celles et ceux qui s’y réfèrent pour dénoncer la réalité de certains risques technologiques ou mettre en garde contre l’opacité de certains choix scientifiques sont soumis à de véritables procès en sorcellerie pour hérésie scientifique. La discussion scientifique serait-elle le dernier lieu où la liberté d’expression n’a pas droit de cité ?

Christian Vélot, pour avoir tenu des conférences publiques sur les OGM en assumant son statut d’enseignant-chercheur à l’université d’Orsay et à l’Institut de génétique et de microbiologie subit aujourd'hui de la part de sa hiérarchie de nombreuses pressions morales et matérielles, jusqu’à l’exclusion arbitraire de son équipe de recherche de l’institut en 2010.

Au-delà de ce cas emblématique, l'Alliance pour la planète appelle le gouvernement à respecter les engagements 194 et 195 du Grenelle de l'Environnement sur la protection des lanceurs d'alerte et le statut de l'expertise. Pour permettre un débat plus démocratique, il est plus que nécessaire d’offrir un véritable statut juridique de protection à celles et ceux qui émettent des opinions divergentes pour interpeller les décideurs et l’opinion publique sur les risques qui sont devant nous. Sans ce statut de protection, le principe de précaution n’est que lettre morte. Il est plus que nécessaire que le processus d’expertise puisse se dérouler de manière transparente, pluraliste et contradictoire dans un climat serein, en dehors des pressions politiques, économiques ou financières.

Les pressions exercées sur le biologiste Christian Vélot ne sont pas un cas isolé, et l'on assiste à une dérive chaque jour grandissante interdisant toute prise de position sorti du « scientifiquement correct » et donc du « politiquement acceptable ». Aujourd’hui, le fait même d’interroger certains choix technoscientifiques est devenu un délit d’opinion.

L’Alliance demande qu'une délégation soit reçue avec Christian Vélot par madame la ministre de la Recherche, qui s'est déclarée « prête à faire avancer le dossier » des lanceurs d'alerte.

#  Modifé le 24/06/2008 à 16h06.

Mercredi 25 juin - APPEL À MOBILISATION POUR LE LANCEUR D’ALERTE CHRISTIAN VÉLOT

Christian Vélot est enseignant-chercheur en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud.

Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS – Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay.

Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires.

Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle.

Cet engagement lui vaut aujourd’hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions morales et matérielles, depuis l’accusation infondée d’impliquer son institution dans ses prises de position publiques, la confiscation de la totalité de ses reliquats de crédits pour 2008 et 2009, la privation d’un étudiant stagiaire, jusqu’à l’annonce de l’exclusion arbitraire de son équipe de l’Institut à partir de fin 2009. De plus, Christian Vélot et son équipe ont fait l’objet pendant plus d’un an d’un harcèlement pour qu’ils quittent leurs locaux (allant jusqu’à la menace d’un déménagement manu militari) au prétexte de la mise en place d’un prétendu pôle de biotechnologie qui s’est avéré être un projet fantôme pas même budgétisé.

Nous demandons que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses activités de recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et que sa direction revienne sur la décision arbitraire de l’évincer au delà de 2009.

Au-delà du cas de Christian Vélot, nous appelons également à une très grande vigilance face aux atteintes à la liberté d’expression des chercheurs, et demandons un véritable statut juridique des lanceurs d’alerte, dans le cadre d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise, dont le principe a été acté par le Grenelle de l’Environnement.

Aussi nous invitons celles et ceux d’entre vous qui se sentent concernés par la situation de Christian Vélot, et plus généralement par la question des lanceurs d’alerte, à une journée de mobilisation :

Le 25 juin 2008 à 10h30 à Orsay devant l’entrée principale du campus (rue Elisa Desjobert)* et à 15h pour un défilé parisien festif du Luxembourg (place Edmond Rostand) au ministère de la Recherche où une délégation demandera à être reçue.

Organisations associées :
Action Consommation, les Amis de la Terre, Attac, Bio Consom’acteurs, la Confédération paysanne, les Faucheurs volontaires, FNAB, Fondation Sciences Citoyennes, France Nature Environnement, Greenpeace, MDRGF, Nature et Progrès, Réseau Cohérence, WWF...

Contact :
Fabien Piasecki – fabien.piasecki (arobase) sciencescitoyennes.org
06 63 08 58 14

*Accès Orsay
A. Depuis la Province sud et ouest par la route
  1. Sur l’A10, au kilomètre 0, prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud
  2. Prendre la sortie « Orsay Centre »
  3. Tourner à droite rue Guy Môquet
  4. Au feu, aller tout droit (passer sous le viaduc) rue de l’Yvette
  5. Continuer toujours tout droit jusqu’à la rue Elisa Desjobert (la rue de l’Yvette devient rue Georges Clémenceau puis rue Elisa Desjobert)
B. Depuis Paris par la porte d’Orléans
  1. Prendre l’A6 direction Bordeaux-Nantes
  2. Rejoindre l’A10 direction Etampes-Palaiseau
  3. Prendre la N188 direction Orsay
  4. Prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud
  5. Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus
C. Depuis Paris par la porte de Saint-Cloud
  1. Au Pont de Sèvres, prendre la N118 direction Bordeaux-Nantes
  2. Prendre la sortie « Les Ulis », puis reprendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud
  3. Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus
D. Depuis Paris par le RER
  1. Prendre le RER B direction St Rémy-les-Chevreuses
  2. Descendre à « Orsay Ville », et rejoindre la rue Elisa Desjobert en empruntant le passage souterrain

#  Modifé le 19/11/2007 à 11h06.

Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie 2007 : Remise du deuxième prix littéraire de l'Alliance pour la Planète

Festival du livre et de la presse d'Ecologie

APRÈS LE GRENELLE ET SES NÉGOCIATIONS, GILLES CLÉMENT ET SA RÉFLEXION !

Remise du deuxième prix littéraire de l'Alliance pour la Planète

Paris, le 18/11/07 - Pour la deuxième année, l'Alliance pour la Planète (plate-forme de plus de 70 associations liées à l’écologie) et le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie ont organisé leur prix littéraire.

Au terme d'une discussion enrichissante et conviviale, le jury de l'Alliance pour la Planète a choisi de remettre son prix à :

Gilles Clément et Louisa Jones pour leur ouvrage
Une Écologie Humaniste paru aux Editions Aubanel.

Nadhia Zouari, élue à l'unanimité présidente du jury, a annoncé le nom du lauréat ce 18 novembre sur la scène du Trianon, lors de la 5e édition du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie.

"En choisissant le travail de Gilles Clément et Louisa Jones, l'Alliance pour la Planète a parfaitement répondu à deux des objectifs qui ont été à l'origine de la création de ce prix littéraire : développer la sensibilisation du grand public à l’écologie et surtout réfléchir aux solutions alternatives et pratiques" déclare Jacques Thomas, président du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie.

Tout le jury, composé de 7 membres issus d'associations oeuvrant pour l'environnement, (Dominique Eraud pour le Collectif Ecomedecine, Eric Julien pour Tchendukua, Katia Kanas pour Greenpeace, Dominique Marion pour Objectif Bio, Christian Portal pour Acecomed, Thierry Thouvenot pour Nature Humaine, Nadhia Zouari pour Fondation Sciences Citoyennes, Présidente) était également présent pour saluer la qualité de deux autres ouvrages de la sélection :

  • Comment les riches détruisent la planète de Hervé Kempf aux Editions du Seuil
  • La part du colibri : l’espèce humaine face à son devenir de Pierre Rabhi aux Editions de l’Aube

Contacts :
Nathalie Duport, Festival du Livre et de la Presse d’Écologie, flpe.presse@yahoo.fr
François Chartier, Greenpeace, francois.chartier@diala.greenpeace.org

Visitez le site de site du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie

#  Modifé le 18/07/2007 à 23h40.

Grenelle de l’environnement

Visitez le blog du Grenelle de l'environnement Communiqué de presse – juillet 2007

les écologistes ouvrent un blog et rappellent quelques vérités.

Paris, le 16 juillet 2007 – Alors que se tient ce matin même la première réunion de travail du Grenelle de l’environnement, les associations écologistes ouvrent un blog baptisé « Grenellorama, le blog des écolos qui dévoile les coulisses du Grenelle de l'environnement », à découvrir dès maintenant sur http://legrenelle.lalliance.fr ou sur les sites des associations membres de l’Alliance pour la planète.

Indiscrétions, rumeurs, rapports de force, revendications… Avec ce blog, l’Alliance veut laisser entr’ouverte la porte des réunions préparatoires au Grenelle de l’environnement, prévu pour octobre. Jour après jour, les représentants des associations membres de l’Alliance y livreront en toute transparence leur version des négociations.

Déterminées à faire de ce rendez-vous, un moment clé pour les cinq prochaines années, l’Alliance demande que le terme Grenelle soit compris dans son sens le plus fort. « Presque quarante ans après les fameux accords qui ont suivi mai 68, les écologistes attendent que le Grenelle de l’environnement soit à la hauteur de son précédent historique : un moment privilégié de négociations qui engagent toutes les parties prenantes : Etat, collectivités territoriales, syndicats, patronat et associations écologistes », déclare Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre. Pour ce faire, les conditions suivantes doivent être réunies :

Une vraie négociation, sans tabous. L’Alliance exclut de participer à une nouvelle table ronde qui n’aboutirait qu’à un énième diagnostic sur la gravité de la crise. « Nous attendons du Grenelle une "obligation de résultats " , assure Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. S’il advenait que le Grenelle se transforme en simple consultation ou bien si des sujets comme le nucléaire ou les OGM devaient devenir tabous, alors nous en tirerions toutes les conséquences nécessaires et quitterions un processus devenu simple exercice de communication. »

Des conditions de discussion efficaces. « L’Alliance va se montrer extrêmement vigilante sur les velléités de minorer la représentation associative ou de contourner les règles du jeu sur lesquelles les parties prenantes se sont mises d’accord avant le début des réunions », déclare Franck Laval, président d’Ecologie sans frontière. Ce matin, lors de la première réunion du groupe Agriculture le ministère de l’Ecologie a imposé sans concertation préalable, la présence d’un groupe dit « de personnes morales associées ». Sans remettre en cause l’idée de faire intervenir des personnes morales, experts ou grands témoins apportant des éclairages spécifiques sur les thématiques du Grenelle, l’Alliance s’interroge sur le statut et la légitimité de ce nouveau groupe, dont les membres et la présence n’ont jamais été discutés.

Une ouverture internationale. « Pas question de réinventer la roue : les solutions existent, déjà mises en oeuvre ou expérimentées en France et ailleurs dans le monde, rappelle Daniel Richard du WWFFrance. L’impact international et européen des politiques françaises devra également être pris en compte, tout comme la question de la dette écologique de la France et celle des politiques d’aide aux pays en développement » .Présidant l’Union européenne durant le second semestre 2008, la France aura la responsabilité d’engager l’Europe sur la même voie.

Petit rappel historique. En mars dernier, les associations écologistes ont auditionné les candidats à la présidentielle sur leur programme environnemental. C’est à ce moment-là que Nicolas Sarkozy a repris à son compte l’idée avancée par l’Alliance d’organiser un Grenelle de l’environnement.

#  Modifé le 11/06/2007 à 14h55.

Communiqué de Presse : Pour le maintien de la bio sans produits chimiques et sans OGM


Communiqué de presse
le 8 juin 2007

Le développement de l’agriculture biologique et le respect de son cahier des charges - notamment celui que s’est donné la France - sont des atouts majeurs pour la qualité nutritionnelle et sanitaire des aliments, pour l’environnement et la préservation des ressources naturelles.

La Commission européenne a pourtant choisi de remettre en cause les bases mêmes de l’agriculture biologique en proposant une révision du règlement européen sur l’Agriculture Biologique qui, dans sa dernière version, signifierait une véritable régression par rapport au règlement actuel et un danger majeur pour la bio : dérogations permettant potentiellement d’utiliser des substances chimiques, dont certains pesticides de synthèse, et des intrants issus d’OGM ; pollution des produits bio par des OGM tolérée jusqu’au seuil de 0,9% ; système d’étiquetage permettant de faire référence à la bio sur un produit majoritairement conventionnel ; contrôle des « points à risque » se substituant à l’actuelle obligation de moyens et contraignant les producteurs à multiplier les analyses et l’achat d’intrants, de matières premières et autres matériels officiellement « sécurisés » ; interdiction de cahiers des charges bio, notamment nationaux (comme celui qui régit le label AB), plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement français, qui sera représenté lors du vote au Conseil européen le 11 ou 12 juin 2007 par Madame Christine Lagarde, Ministre de l’agriculture et de la pêche, de ne pas voter pour un règlement européen qui inclurait l’ensemble de ces conditions, ou seulement l’une d’entre elles. Il faut en particulier rejeter l’autorisation, même par dérogation exceptionnelle, des additifs et des traitements vétérinaires issus d’OGM ainsi que de certaines substances chimiques, notamment les pesticides.

Le vote de la France doit être cohérent avec le souci exprimé par le Président Nicolas Sarkozy pour la biodiversité et son souhait de reconsidérer notre rapport à la nature. Les récentes déclarations de Mme Christine Lagarde sur l’agriculture raisonnée comme « perspective d’avenir de l’agriculture française ancrée dans le développement durable » ne peuvent satisfaire que l’association Farre, créée et soutenue par l’industrie agrochimique et agroalimentaire multinationale pour redorer le blason de ses activités.

Nicolas Sarkozy a affirmé son engagement à ne pas prendre de décision importante concernant l’environnement avant la tenue du « Grenelle de l’environnement ». Nous le prenons au mot et attendons une position ferme de la France lors du vote au Conseil européen.

PS : Cette action est relayée par une cyber@ction (www.cyberacteurs.org, action n°218). Par ailleurs, Nature & Progrès (Belgique-France-Espagne-Portugal) organise une manifestation à Bruxelles le 11 juin (à 12h au Rond Point Schuman, face au Conseil de l’Union européenne).

PJ : lettre à Madame Christine Lagarde, Ministre de l’agriculture et de la pêche

Contacts presse

Véronique Gallais, Action Consommation
vgallais@actionconsommation.org - +33 (0) 6 86 89 78 89

Hugues Toussaint, ObjectifBio
contact@objectifbio.org - Tel : +33 (0) 6 07 02 05 15

François Veillerette, MDRGF
mdrgf@wanadoo.fr - +33 (0) 6 81 64 65 58

#  Modifé le 07/04/2007 à 01h40.

Pub et Environnement - Mais que fait le BVP ?!!- Dossier de presse du 05/04/2007

DOSSIER DE PRESSE 05/04/2007

Au Sommaire

  • Avant-Propos
  • Nos principales propositions de réforme concernant la publicité
  1. Réforme de l'autorité de contrôle
  2. Encadrement de l'argument écologique
  3. Encadrement des publicités pour les produits polluants ou énergivores
  4. Sensibiliser la profession à l'environnement
  5. Informer le public de son activité
Personnalités soutenant les propositions de l'atelier Publicité et environnement :
  • Claude GOT, professeur honoraire de médecine et spécialiste de la santé publique,
  • Corinne LEPAGE, avocate, ancienne ministre de l'Environnement et actuelle présidente du CRIIGEN,
  • Armand MATTELART, universitaire spécialiste des questions de communication et président de l'Observatoire français des médias,
  • Jacques TESTART, biologiste, est aussi président d'Inf'OGM et de l'association pour une Fondation sciences citoyennes.

Télécharger le dossier de presse complet "Pub et Environnement"[pdf]

Les positions de 4 candidats aux élections présidentielles 2007

Accedez au site "Publicité et Environnement"

#  Modifé le 06/04/2007 à 12h49.

Action Politique : nouvelle notation des candidats.

Suite à la publication des notations du 26 février 2007 et du 12 décembre 2006, les candidats ont répondu aux 24 propositions que l'Alliance pour la planète estime indispensables à mettre en oeuvre dans les cinq prochaines années. Ces mesures s'inscrivent dans un double temps politique : les mesures à prendre dans les 100 premiers jours du futur gouvernement et les objectifs à fixer pour les cinq ans à venir.

Afin de mieux constater l'évolution de la notation, les dernières notes sont indiquées en rouge. La note entre parenthèse est celle du 26 février 2007, et la note entre crochet est celle du 12 décembre 2006 (uniquement les cinq partis politiques ayant eu des responsabilités gouvernementales et parlementaires entre 1997 et 2006) :

  • Dominique Voynet : 17,5 (16,5) [11]
  • José Bové : 16 (non noté le 26 février)
  • Ségolène Royal : 16 (13) [6,5]
  • Olivier Besancenot : 13,5 (8)
  • François Bayrou : 13 (9) [5]
  • Marie George Buffet : 9,5 (9) [5,5]
  • Nicolas Sarkozy : 8,5 (8,5) [4,5]
  • Philippe de Villiers : 7 (7)
  • Arlette Laguiller : 6 (5)
  • Jean-Marie Le Pen : 6 (5)
  • Frédéric Nihous : 6 (non noté le 26 février)
  • Gérard Schivardi : programme non évaluable (non noté le 26 février)

« Derrière Dominique Voynet, suivent José Bové, Ségolène Royal, Olivier Besancenot et François Bayrou, ces trois derniers candidats ayant sensiblement amélioré leur note par rapport à celle du 26 février. Les autres candidats ont très peu fait évoluer leur programme. Nous souhaitons que chaque électeur puisse constater l'engagement écologiste de celui ou de celle qui va diriger notre pays. » déclare Serge Orru, directeur du WWF- France. « Cette série de trois notations a permis aux différents candidats de d'améliorer leur programme sur l'environnement. C'est la première fois que des associations notent des candidats sur ces enjeux. Notre objectif demeure que les mesures phares que nous avons sélectionnées soient mises en place dès juin 2007 » poursuit Sandrine Mathy, présidente du Réseau Action Climat-France.

« Les écarts se creusent entre les candidats, notamment autour des quatre moratoires préconisés par l'Alliance, sur les OGM, le projet de réacteur nucléaire EPR, la construction de nouveaux incinérateurs et le développement autoroutier. De plus en plus de candidats comprennent que ces mesures de rupture sont essentielles pour que d'autres politiques, plus respectueuses de l'environnement et plus créatrices d'emplois, soient possibles » constate Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France avant d'ajouter « Ces mesures indispensables sont plébiscitées par une grande majorité des citoyens qui ont le droit de savoir quels sont les candidats qui, au delà des grands discours, sont prêts à s'engager sérieusement et concrètement ! »

Plusieurs candidats accusent pour le moment un retard certain. dans la prise en compte des enjeux écologiques. Les dernières semaines avant le premier tour, comme la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les associations environnementales samedi 31 mars, leur donnent l'opportunité de prendre des engagements beaucoup plus forts pour l'environnement.

« Cette notation va peut-être plaire ou déplaire, mais chacun peut consulter le détail des notes attribuées sur le site internet de l'Alliance pour la planète et vérifier l'impartialité de nos travaux. Notre démarche est citoyenne et porte sur l'environnement. Nous continuerons à faire pression sur tous les candidats pour que l'excellence environnementale soit la règle » conclut Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.

Par ailleurs, François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se sont déclarés favorables à une réforme et à une modernisation du Conseil économique et social afin qu'il prenne en compte les enjeux et les acteurs de l'écologie. François Bayrou souhaite que les associations écologistes puissent participer aux instances régissant la Sécurité sociale, étant donné les liens croissants entre santé et environnement. Ségolène Royal souhaite que les associations écologistes puissent être élues dans les comités d'entreprise, étant donné les liens entre l'environnement et la santé au travail.

L'ensemble des données de la notation et le détail des résultats est disponible sur : http://lalliance.fr/archives/lalliance2007/

#  Modifé le 06/04/2007 à 02h57.

Position de l'atelier « PUBLICITÉ ET ENVIRONNEMENT » suite à l'article «LA PUB EST-ELLE ECOCOMPATIBLE»

Découvrez l'action et les 30 publicités mises à l'index.

Suite à l'article de Stratégies « la pub est-elle éco compatible ? » publié dans le numéro 1450 du 29 mars 2007, l'Alliance pour la planète, qualifiée « d'extrémiste » par certains, et dont « les critiques sont loin de faire l'unanimité » selon d'autres, souhaite clarifier sa position concernant « écopublicité » et les réactions scandalisées d'une partie de la profession publicitaire.

Tout d'abord, l'Alliance pour la planète salue toutes les actions qui peuvent permettre de sensibiliser sur l'impact environnemental des activités humaines. Elle est en revanche vigilante quant à l'ampleur réelle des actions mises en avant : certains effets d'annonce peuvent faire croire à de réels changements qui ne seraient en réalité pas entrepris. Vigilante aussi quant à la récupération possible de certaines initiatives limitées qui seraient « survendues » (ou surévaluées) par rapport aux enjeux globaux.

L'initiative « Écopublicité » de l'ADEME, Écobilan Havas-médias et LVMH est à saluer en elle-même. Elle a le mérite de s'atteler à un sujet précis : celui d'élaborer un outil permettant l'évaluation de l'empreinte écologique des supports (imprimés divers, affiches, campagne de mailing, tournage des spots, etc.). C'est une initiative allant dans le bon sens.

Toutefois, en ce qui concerne la responsabilité environnementale du secteur publicitaire, l'Alliance souhaite rappeler un certain nombre de réalités.

Avec 31 milliards d'euros de dépenses en 2005 (2% du PIB), la publicité n'est pas une activité marginale. Outre son impact direct sur l'environnement par la production de supports, elle est avant tout essentielle dans la diffusion des modes de pensée et de vie. L'essence même du travail publicitaire est à chercher du côté de la création du message. En 2002, dans les colonnes de Stratégies, Alain Cayzac, co-fondateur de l'agence RSCG rappelait avec justesse que « la publicité est une industrie des idées ». La question centrale n'est donc pas celle du support mais celle du message diffusé dans l'opinion publique, et la question des produits et modes de vie qui sont l'objet de la promotion publicitaire. C'est cet impact indirect qui a d'énormes conséquences sur l'état de notre planète.

Pour l'ensemble de la profession publicitaire, des annonceurs aux médias en passant par les agences de communication, ne pas prendre en compte cette dimension et rester au niveau technique des supports serait un parti pris aux effets pervers regrettables, au regard du nécessaire changement de mentalité que doit entreprendre une profession qui reste encore trop souvent conservatrice. En effet, la tentation serait forte d'utiliser l'argument du caractère « environnementalement correct » des supports pour occulter l'incompatibilité de certains messages publicitaires et de certains produits avec l'urgente nécessité de préserver la planète. Nous ne pouvons donc que mettre en garde devant le danger d'une instrumentalisation de l'initiative « Ecopublicité » par une profession qui refuserait d'engager par ailleurs une réelle remise en question de ses pratiques néfastes et dommageables pour l'environnement et qui persisterait à s'opposer de à toute demande d'encadrement par les pouvoirs publics et de gouvernance avec la société civile. Une telle récupération constituerait une opération de blanchiment écologique (« Greenwashing ») scandaleuse que les responsables d'Ecopublicité, au premier rang desquels l'ADEME, se devraient eux-mêmes de dénoncer.

Albert Einstein notait que « notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions ». Face à l'impératif écologique qui s'impose de jour en jour comme une réalité incontournable, il est plus que jamais souhaitable de dépasser la question technique des moyens pour interroger celle des valeurs, des intentions et des impacts de la publicité.

C'est la raison pour laquelle l'Alliance pour la planète souhaite que soit orientée et accompagnée une réforme en profondeur de la profession conjuguant refonte du système de contrôle de la publicité par l'institution d'un organisme public tripartite (autorité publique, professionnels, associations), encadrement de l'utilisation de l'argument écologique, encadrement des publicités pour les produits polluants ou énergivores, information accrue du public sur l'activité publicitaire et enfin sensibilisation à l'environnement dans le cadre de l'enseignement des métiers de la communication.

Ces propositions de réforme seront rendues publiques et détaillées lors d'une conférence de presse le jeudi 5 Avril, à 9 heures (Mairie du 2ème arrondissement). Le soutien de personnalités et les positions des candidats aux élections présidentielles sur le sujet seront également dévoilés à cette occasion.

Porte-paroles de l'Atelier :

  • Jacques-Olivier Barthes (WWF) / 0155258446
  • Thomas Guéret (RAP) / 0680513972
  • Anne-Isabelle Perrin (WWF) / 0155258464

Découvrez l'action et les 30 publicités mises à l'index.

#  Modifé le 29/03/2007 à 15h00.

PAS DE MEGA INCINERATEUR AUX PORTES DE LA CAMARGUE, NI AILLEURS !

L'Alliance pour la Planète appelle au soutien de la mobilisation du 31 mars contre ce projet

Paris, 29 mars 2007 - Alors que le maire de Marseille, M. Jean-Claude Gaudin, tente d'imposer un méga-incinérateur d'une capacité de 300 000 tonnes par an aux portes de la Camargue, des Alpilles et de la Crau, l'Alliance pour la Planète renouvelle sa demande d'un moratoire sur la construction de toute nouvelle capacité d'incinération et appelle à la mobilisation auprès des collectifs des Bouches du Rhône pour la journée d'action du 31 mars.

L'Etat français encourage la construction de nouveaux incinérateurs alors que notre pays possède déjà un taux d'incinération des déchets ménagers très élevé (43%) pour une capacité de recyclage bien inférieure à la moyenne européenne (19% soit 13% seulement de recyclage et 6% de compostage, contre 60% en Autriche ou en Allemagne). Les efforts pour la réduction des déchets à la source restent également insuffisants et le soutien du gouvernement à l'incinération est le symptôme d'une politique des déchets complètement en panne, laissant le champs libre à la multiplication des projets de méga-incinérateurs dont les capacités unitaires de traitement dépassent souvent les 100 000 tonnes par an.

Ainsi, la construction de l'incinérateur à Fos sur Mer, d'une capacité de 300 000 tonnes par an, est symptomatique de la situation critique actuelle en France. Parmi tous les projets en cours, il est parmi les plus gros et le premier dont la construction ait commencé, à une allure rapide. Face à l'opposition massive des citoyens de Marseille et du golfe de Fos et des travailleurs du complexe industriel de Fos, la Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole (CUMPM), sous la férule de son président, M. Jean-Claude Gaudin, tente de passer en force, avec l'aide du préfet, et ce en totale contradiction avec un Plan Départemental d'Elimination des Déchets, élaboré et finalisé dans la concertation et dépourvu de tout recours à l'incinération. Il est aujourd'hui urgent de réagir.

Le 15 mars 2007, l'Alliance pour la Planète organisait, au siège du WWF à Paris, une rencontre nationale pour un moratoire sur l'incinération. Scientifiques, juristes, élus locaux et associations y ont partagé les arguments sanitaires, écologiques, économiques et techniques plaidant pour le rejet de l'incinération comme technologie pertinente de gestion de nos déchets. Au mythe purificateur du feu, qui perpétue la fuite en avant d'une économie gaspilleuse de ressources et avare de responsabilité, les participants ont opposé une alternative globale économe en ressources, créatrice d'emplois et rationnelle écologiquement. Au terme de cette journée, l'Alliance a adopté une Déclaration pour un moratoire sur l'incinération, sur lequel les candidat(e)s aux élections présidentielles et législatives seront jugé(e)s (1).

En conséquence, l'Alliance affirme son soutien au Front Citoyen de Résistance du Golfe de Fos (regroupant plus de 60 organisations locales), qui appelle à un grand rassemblement citoyen le 31 mars prochain à Fos sur Mer pour refuser ce projet démesuré, inutile et polluant, aux portes de la Camargue, des Alpilles et de la Crau, au pied d'un environnement méditerranéen déjà fragilisé, contribuant à une surexposition des travailleurs et des habitants du Golfe de Fos mais aussi de l'ensemble du sud-PACA, une région constamment en alerte sanitaire pour la mauvaise qualité de son air ; afin aussi que l'expression démocratique s'impose enfin par respect pour les générations futures et pour ceux qui oeuvrent, par leurs efforts, contre le changement climatique.

Note 1 : La Déclaration de l'Alliance pour la Planète ainsi qu'un dossier de presse sur l'incinération sont disponibles sur : http://lalliance.fr/Ateliers-Actions/Action-Dechets

Associations de l'Alliance engagées dans cette action :

ACIDD, Acroporis, Action Consommation, Adéquations, Adome, Agir pour l'Environnement, Amis de la Terre, APREIS, Biosphere, Blue Initiative, CNIID, Cheminements, CoLLecT-IF, CRII-GEN, Ecoforum, Ecologie sans frontière, Europe des consciences, Fac Verte, Good planet, Greenpeace, Fondation Nicolas Hulot, Intelligence Verte, L'Age de Faire, Le Festival du Vent, Marais du Vigueirat, MDRGF, Objectif Bio, WWF.

Pour plus d'informations :

  • Eric Gall, Directeur du CNIID (Centre national d'information indépendante sur les déchets), 06 17 64 14 28 ou 01 55 78 28 66
  • Daniel Richard, Président du WWF, 06 21 47 38 61
  • Sébastien Lapeyre, Responsable de la campagne Incinération du CNIID, 01 55 78 28 65
  • Victor Hugo Espinosa, Président d'Ecoforum, 06 73 03 98 84

Télécharger le communiqué de presse au format pdf

#  Modifé le 29/03/2007 à 14h57.

1er avril 2007 : Votons pour la Planète !

Communiqué de presse - 20 Mars 2007

Les ONG environnementales lancent un appel commun
et invitent chacun à se rassembler au Trocadéro, à Paris

À trois semaines du 1er tour de l'élection présidentielle, les ONG environnementales*, dont l'Alliance pour la Planète et la Fédération France Nature Environnement, s'unissent pour adresser un signal fort aux candidats à l'élection présidentielle. Les ONG environnementales appellent le grand public à se rassembler au Trocadéro1 à Paris, dimanche 1er avril à 17h00, afin de rappeler aux candidats leurs engagements et les mesures efficaces qu'elles attendent d'eux pour répondre à l'urgence écologique et climatique.

Chacun est invité à porter un foulard de couleur, en symbole de son engagement.

Au-delà de leur présence, les participants pourront se mobiliser et faire entendre leurs voix :

  • En apposant leur signature et/ou un message aux candidats sur des panneaux électoraux disposés le long des allées du Trocadéro.
  • Par SMS, en envoyant le mot « PLANETE » au 61617 à partir du 27 mars. Cela permettra également à tous, présents au Trocadéro ou non, de se manifester.

Appel du 1er avril :
Tous au Trocadéro à Paris le 1er avril ! Votons pour la Planète !

Dimanche 1er avril à 17 heures, rassemblons-nous au Trocadéro à Paris et donnons une heure de notre temps pour manifester notre exigence : les engagements écologiques doivent être forts, et ils devront être tenus.

Regroupons-nous par milliers, femmes et hommes qui partageons la même inquiétude pour la planète et pour l'avenir de l'humanité, militants écologistes et signataires du Pacte écologique. Les ONG environnementales, dont l'Alliance pour la Planète et la fédération France Nature Environnement, sont unies dans cet appel commun.

Tous ensemble, à trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, rappelons aux candidats leurs engagements et les mesures efficaces que nous attendons qu'ils prennent pour répondre à l'urgence écologique et climatique. Les solutions existent. Le fatalisme est injustifiable, l'inaction serait coupable.

C'est le moment de placer les enjeux écologiques au coeur des choix politiques, pour que les cinq ans qui viennent ne soient pas perdus.

Soyons nombreux, venus de toutes les régions de France, pour affirmer au Trocadéro notre volonté de « Voter pour la Planète ! ».

L'Alliance pour la Planète

*Les Amis de la Terre - Écologie sans frontière - La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme - La Fédération France Nature Environnement - Greenpeace - GoodPlanet - La Ligue pour la protection des oiseaux - La Ligue ROC - WWF-France - Réseau Action Climat-France - Réseau Sortir du nucléaire

Avec :

Acte bleu - Action consommation - ADOME - L'Âge de faire - Agir pour l'environnement - Agrisud - Alliance Terre et Environnement - Blue Initiative - Cheminements - CNIID - CoLLecT-IF - Corail Vivant - Devenir - L'Europe des consciences - Fac Verte - Le Festival du vent - GRIT- L'Institut Jane Goodall France - Intelligence Verte - Objectif Bio - Mains d'oeuvres - Objectif 21 - Sibylline

Contacts presse :

  • Alliance pour la Planète : Vincent David - Tél. : 06 15 40 06 67 - contact mail
  • Fédération France Nature Environnement : Yann Barthélemy - Tél : 06 07 69 27 10 - contact mail
  • Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme : Manuela Lorand - Tél. : 01 41 23 42 62 - contact mail

Télécharger le comuniqué " Appel du 1er avril " au format pdf


1 Avec le soutien de la mairie de Paris

#  Modifé le 21/03/2007 à 21h23.

L'Alliance et l'Institut européen d'écologie interpellent le le candidat Nicolas Sarkozy sur les OGM

Communiqué de presse 20 mars 2007

Nicolas Hulot (Fondation Nicolas Hulot), Yann Arthus-Bertrand (Good Planet), Jean-Marie Pelt (Institut européen d'écologie) et une trentaine d'associations de l'Alliance pour la planète interpellent le candidat Nicolas Sarkozy sur les OGM

Le Ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, vient d'autoriser, par décrets, les cultures de maïs OGM en plein champ, allant ainsi à l'encontre de la volonté des Français, ignorant les pouvoirs de l'Assemblée nationale et le principe de précaution pourtant désormais inscrit dans la Constitution.

A ce titre, Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand, Jean Marie Pelt et une trentaine d'associations de l'Alliance pour la planète interpellent Nicolas Sarkozy sur sa position quant à un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, dans la mesure où il est l'un des seuls candidats à l'élection présidentielle à ne pas s'être prononcé en faveur de ce moratoire.

En effet, le 15 mars 2007, Gilles-Eric Séralini, Dominique Cellier et Joël Spiroux de Vendomois ont publié un article dans la revue américaine Archives environnemental contamination and toxicology, éditée par Daniel R. Doerge de la Food and Drug Administration. Ils révèlent que des rats nourris pendant 90 jours avec du MON863, un maïs transgénique de Monsanto autorisé depuis 2005 en Europe, présentent des « signes de toxicité » au niveau des reins et du foie. Il s'agit d'une contre-expertise de l'étude réglementaire faite par la compagnie Monsanto sur des rats nourris au MON863 pendant 3 mois.

Cette article scientifique remet en cause les systèmes d'évaluation et de mise sur le marché des OGM et démontre que tous les protocoles d'accords concernant les analyses sanitaires devraient être revus, en commençant par ceux qui ont amené à autoriser, en France, la culture du maïs transgénique MON 810 qui, comme la plupart des OGM, n'a pas fait l'objet d'études toxicologiques indépendantes portées à la connaissance du public.

Ces éléments sont suffisants pour exiger un moratoire immédiat sur toutes les cultures d'OGM en plein champ.

Associations soutenant cette action

L'Institut Européen d'Ecologie de Metz présidé par Jean Marie Pelt - FNH présidé par Nicolas Hulot - Good Planet présidé par Yann Arthus Bertrand - GreenPeace France - WWF-France - Action consommation - Age de faire - Agir pour l'Environnement - AGRISUD - Les Amis de la terre - ACS (Association de Coopération Sociétale)- APREIS - Blue initiative - Cheminements - CollecT-IF - CRIIGEN - Collectif Ecomédecine - CNIID - Ecolo Café - Ecologie sans frontière - L'Europe des consciences - Le Festival du vent - Intelligence verte - Le Grit et la lettre transversale - GIET - MDRGF - Objectif Bio - Planète Urgence - Prologue - Syndicat Simple - Sibylline - Tchendukua. * Publication visible sur le site : http://dx.doi.org/10.1007/s00244-006-0149-5

Accéder à l'ensemble des ressources de l'action OGM

#  Modifé le 21/03/2007 à 12h08.

Nicolas Sarkozy refuse de se prononcer sur la question du moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ

Paris, le 9 mars 2007 - Interpellé à plusieurs reprises ce matin, lors de sa visite au Salon de l'Agriculture, par les militants des associations de défense de l'environnement regroupées au sein de l'Alliance pour la planète, Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas se prononcer sur la question du moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ.
Les militants lui ont donné un petit pot de maïs transgénique. Ils lui ont offert un badge « OGM, j'enveux pas » et fait voler des ballons jaunes portant l'inscription « Moratoire sur les OGM ? » ... Rien n'y a fait. Nicolas Sarkozy s'est contenté de leur répondre : « Je vous écrirai ».

« Comment Nicolas Sarkozy peut-il à ce point refuser d'entendre ce que réclame la quasi totalité des Français, déclare Chantal Jaquet, de l'Alliance pour la planète. S'engager en faveur d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ serait la seule façon de traduire en actes concrets ses récentes déclarations. Tout autre prise de position serait le signe d'un soutien au développement des cultures transgéniques. » Aucun représentant de l'UMP ne s'est d'ailleurs rendu sur le stand de l'Alliance pour la planète. « Voilà qui en dit long sur l'intérêt réel que ce candidat et ce parti portent à l'environnement et aux questions qui préoccupent les Français », note Chantal Jaquet.

Ce silence assourdissant isole Nicolas Sarkozy sur la scène politique, car désormais tous les candidats à l'élection présidentielle sauf lui se sont engagés à prendre un moratoire sur les cultures d'OGM enplein champ. Et cette position est loin de faire l'unanimité au sein même de l'UMP, dernier parti à nepas avoir opté pour une ligne claire.
Hier jeudi 8 mars, depuis le Salon de l'agriculture, la ministre UMP de l'Ecologie Nelly Olin a confié qu'elle soutenait la demande de moratoire sur les OGM. Contrairement à son collègue de l'Agriculture, Dominique Bussereau, qui a confirmé son opposition à une telle mesure et la publication prochaine de décrets transposant la directive européenne sur les cultures d'OGM. « Il est insupportable de voir le gouvernement esquiver ainsi le débat démocratique et nous imposer les OGM, déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. C'est à se demander qui et que défendent Nicolas Sarkozy et l'UMP, alors qu'une large partie des députés, presque tous les Français, une forte majorité d'agriculteurs demandent simplement l'application du principe de précaution »Un moratoire sur les cultures expérimentales et commerciales d'OGM en plein champ, à commencer par le maïs transgénique MON810, correspond au souhait de 86 % des Français qui réclament une interdiction temporaire ou définitive des OGM (sondage CSA / Greenpeace, septembre 2006). Même chez les agriculteurs, l'opposition aux OGM est largement majoritaire : 62 % des agriculteurs souhaitent que le futur président de la République décide un moratoire (sondage Ifop/Fiducial/JDD,février 2007). C'est aussi l'une des 24 propositions au regard desquelles L'Alliance pour la planète a attribué des notes aux candidats. Ce classement est disponible et actualisé sur le site politique de l'Alliance.


Contacts :
  • Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France : 06 08 68 27 85
  • Adélaïde Colin, Greenpeace France : 06 84 25 08 25

Associations de l'Alliance engagées dans cette action :
Yann Arthus Bertrand Good Planet - Green Peace France - WWF France - Action consommation - Age de faire - Agir pour l'Environnement - AGRISUD - Les Amis de la terre - ACS (Association de Coopération Sociétale)- APREIS - Blue initiative - Cheminements - CollecT-IF - CRIIGEN - Collectif Ecomédecine - CNIID - Ecolo Café - Ecologie sans frontière - L'Europe des consciences - Le Festival du vent - GoodPlanet - Intelligence verte - Le Grit et la lettre transversale - GIET - MDRGF - Objectif Bio - Prologue - Syndicat Simple - Sibylline - Tchendukua

#  Modifé le 18/03/2007 à 19h05.

Mobilisation historique contre le nucléaire

Communiqué de presse du samedi 17 mars 2007

Mobilisation historique contre le nucléaire : 62 000 manifestants à travers toute la France

Avec 40 000 manifestants à Rennes, 8 000 à Lyon, 5 000 à Toulouse, 5 000 à Strasbourg et 4 000 à Lille, ce sont au total 62 000 personnes qui ont manifesté ce samedi 17 mars à travers toute la France contre le réacteur EPR et pour des alternatives au nucléaire.

Un succès incontestable digne des plus grands rassemblements des années 70.

Le Réseau “Sortir du nucléaire” se félicite de cette mobilisation historique pour un autre avenir énergétique. Il demande aux candidats à l'élection présidentielle de s’engager à annuler la construction de tout projet de réacteur nucléaire EPR, à Flamanville en Normandie ou ailleurs.

Le nucléaire n’est pas une fatalité. Des alternatives énergétiques sont possibles : économies et efficacité énergétique, énergies renouvelables sont les seules solutions acceptables pour l’avenir. Elles sont beaucoup plus créatrices d’emploi que le nucléaire et plus sûres pour l’avenir.

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire”, il est temps que la classe politique entende la voix d’une vaste majorité des français qui ne veut pas rester prisonnier d’un modèle nucléaire dépassé, centralisé et dangereux. Aujourd’hui, 59% des Français se prononcent en faveur d'une diminution du nucléaire en France (1). Il est temps que la volonté populaire soit respectée.

Avec le réacteur nucléaire EPR, c’est le renouvellement du parc nucléaire tout entier qui est en jeu avec des dizaines de nouveaux réacteurs. Si l’EPR est construit, il condamnera toute politique ambitieuse de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables pour les cent prochaines années !

Le premier réacteur EPR coûterait au minimum 3,3 milliards d’euros, payés directement par les consommateurs d’EDF. L’étude du cabinet d’étude d’experts indépendants “Les sept vents du Cotentin” montre que cette même somme permettrait de produire autant d’électricité à partir d’énergies renouvelables et de créer 15 fois plus d’emplois.

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire”, les 62 000 manifestants ont clairement démontré qu’ils ne voulaient pas de relance du nucléaire en France. Ils doivent être entendus !

Contact presse : Stéphane Lhomme – 06 64 100 333 ou 04 78 28 29 22

(1) Grand sondage européen Eurobaromètre de février 2007 réalisé dans les 27 états de l'Union européenne et auprès de 26 000 personnes à télécharger ici : http://europa.eu.int/comm/public_opinion/archives/ebs/ebs_247_fr.pdf

(2) Voir sur : http://www.sortirdunucleaire.org

Les associations de l'Alliance soutenant cette action :

Action Consommation - Adéquations - Agir pour l'Environnement - CNIID - Fac Verte - GREENPEACE - l'Âge de faire - Les Amis de la Terre - Les Amis du Vent - Objectif21 - Réseau Action Climat - Réseau Sortir du nucléaire - Syndicat Inter Massifs pour la Production et L'Economie des Simples - WWF-France.

#  Modifé le 17/03/2007 à 18h03.

Un maïs autorisé à la consommation montre des signes de toxicité hépatique et rénale

Paris le 14 mars 2007

Un maïs autorisé à la consommation montre des signes de toxicité hépatique et rénale ; ces éléments sont suffisants pour exiger un moratoire sur toutes les cultures d'OGM en plein champ

A la suite de cette révélation l'Alliance pour la planète se félicite de sa prise de position en faveur d'un moratoire sur la culture d'OGM en plein champ et notamment le maïs MON863 et son interpellation des candidats à la présidentielle sur le sujet.

A la demande de Greenpeace Allemagne, le Criigen* a réalisé une contre expertise du dossier de demande d'autorisation réalisé par la compagnie Monsanto sur des rats nourris au maïs OGM (MON 863) pendant 3 mois. C'est ce dossier qui a permis la mise sur le marché du maïs MON863 dans de nombreux pays.

Le maïs MON863 est un maïs OGM qui produit un insecticide nouveau appelé « Cry3Bb1 modifié ». Il contient également un gène marqueur de résistance à un antibiotique ; il est destiné à lutter contre « la chrysomèle », un insecte (coléoptère, Diabrotica virgifera) ravageur du maïs ; il est à noter que ce parasite était absent d'Europe jusqu'alors ; il a été introduit récemment, probablement en avion, coïncidence ou non, au moment ou était testé le maïs MON 863.

En 2003, en France, naissait une controverse et un désaccord des experts sur le « MON863 » ; dès cette époque, le Criigen avait demandé la communication des données brutes de l'étude réglementaire de Monsanto auprès du gouvernement français, allant jusqu'à interpeller la CADA. Ces données ont été gardées confidentielles alors que la directive européenne 2001/18 indique que les effets sur la santé et l'environnement ne relèvent pas du secret industriel. Il est vrai que la directive européenne 2001/18 n'a jamais été transposée en droit français ! Il a fallu que Greenpeace Allemagne gagne en cours d'appel contre Monsanto pour obtenir un rapport de 1130 pages sur papier comprenant notamment les analyses de sang et d'urine des rats.

Greenpeace Allemagne a confié l'étude du rapport à une équipe du Criigen composée du professeur G.E Séralini (université de Caen) chercheur sur les pesticides et expert gouvernemental sur les OGM, du Dr. D. Cellier (université de Caen) biostatisticien et du Dr. Joël Spiroux de Vendomois, médecin, expert des risques environnementaux sur la santé. ll en résulte que chez les femelles il y a prise de poids, augmentation significative du sucre et des graisses dans le sang, augmentation relative du foie et des dérèglements du fonctionnement rénal. Les mâles, au contraire, maigrissent, ils sont plus sensibles au niveau des reins et les analyses d'ions sont perturbées dans les urines.

Les scientifiques du Criigen se posent la question suivante :
Pourquoi les autorités n'ont-elles pas exigé :

  • Une expertise indépendante des données statistiques réalisées par Monsanto
  • Le renouvellement et la prolongation des expériences qui avaient fait débat dés 2003
  • De faire doser les hormones sexuelles qui, au regard des différents effets selon le sexe peuvent être perturbées.

L' étude référence est publiée en ligne par la revue américaine Archives of environnemental contamination and toxicology ; www.springerlink.com/content/1432-0703 Elle sera imprimée en Mai. L'éditeur est le Dr. Doerge de la Food and Drug Administration.

L'Alliance va de nouveau interpeller le ministre de l'Agriculture à propos du décret qu'il doit publier pour contourner les contraintes parlementaires au sujet des OGM. La parution de ce décret serait un acte irresponsable.

Sites de référence :
  • Criigen : Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique
    Présidente : C. Lepage ; criigen.org
  • Greenpeace France : http://www.greenpeace.org/france/
    Contacts : A. Apoteker : 06.07.57.31.60

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