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#  Modifé le 02/07/2007 à 17h00.

Lancement de l'Observatoire indépendant de la publicité (OIP)

L'atelier « Publicité et Environnement » de l'Alliance pour la Planète annonce la création d'un Observatoire Indépendant de la Publicité (OIP).

L'Observatoire Indépendant de la Publicité, composé d'associations écologistes et de personnalités reconnues dans le domaine de l'environnement, se donne pour mission :

  • d’assurer une veille sur l'activité publicitaire en France et de fournir une réflexion critique sur la publicité ;
  • de lancer des alertes à l'encontre des publicités irresponsables en matière d'environnement ;
  • de présenter chaque année un rapport public "Publicité & Environnement » ;
  • d’utiliser tout recours contre les publicités non conformes à la réglementation ;
  • de décerner des prix aux campagnes publicitaires les plus irresponsables en matière d'environnement ;

Agissant dans un premier temps sur les questions environnementales, l’OIP pourra rapidement s’étendre à tous les aspects du développement durable.

L 'Alliance pour la Planète fait campagne depuis décembre 2006 pour la création d'une autorité administrative indépendante (AAI) afin d'encadrer légalement les messages publicitaires. Elle a interpellé en ce sens les autorités compétentes et les candidats aux élections présidentielles.

La création de l'OIP est soutenue par plus de trente associations membres de l'Alliance* pour la Planète, par la fédération France Nature Environnement et par les professeurs Jacques Testart, Armand Mattelart et Claude Got, par Patrick Viveret, philosophe, Corinne Lepage avocate et Florence Amalou, journaliste.

Le lancement de l'OIP est à bien distinguer de l'étude conjointe du Bureau de vérification de la publicité (BVP) et de l'ADEME, présentée ce 14 juin lors du forum du BVP et visant à évaluer un corpus de publicités sur le thème de l'environnement dans le but de mettre à jour la recommandation « développement durable » du BVP. Nous rappelons ici que les recommandations du BVP ne sont que des règles de déontologie que se fixent les professionnels de la publicité et qui sont très peu respectées par ces derniers. Le BVP est une association de professionnels de la publicité dont l'un des objectifs est d'empêcher un contrôle réglementaire des messages publicitaires en mettant en avant la prétendue efficacité de l'auto-discipline. Pour ces raisons, les membres de l'atelier « Publicité et Environnement » de l’Alliance ont refusé de participer au forum annuel du BVP. Ce genre d’initiative ne peut en effet masquer le peu de cas qui est fait de la société civile et de ses attentes le reste de l’année.

À l'heure de l'urgence écologique et alors que le dernier rapport d’activité de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a montré que de nombreuses entreprises font état d’allégations environnementales non fondées, l’Alliance pour la Planète rappelle qu’il est impératif qu'une instance indépendante et représentative de la société, regroupant les pouvoirs publics, les associations et les professionnels, puisse contrôler et sanctionner les activités publicitaires irresponsables en matière d'environnement et de développement durable.

*Les 34 associations soutenant cette action :
Action Consommation ; Adéquations ; ADOME ; Agir pour l'Environnement ; Agrisud ; Alliance Terre et environnement ; Amis de la Terre France; APREIS ; Arutam ; Association de Coopération Sociétale ; Blue Initiative ; CNIID ; Cœur de Forêt ; Collect-IF ; EcoForum ; Ecolo Café ; Ecologie sans frontière ; Good Planet ; Greenpeace France ; L'Age de Faire ; NégaWatt ; Mains d'œuvre ; MDRGF ; NégaWatt ; Objectif Bio : Paroles de Nature ; Réseau Action Climat (RAC) ; Réseau Cheminements ; Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P.) ; Syndicat des simples ; Tchendukua ; WWF-France
Hors Alliance : la féfération France Nature Environnement.

Contact presse
  • WWF- Jacques-Olivier Barthes – 01 55 25 84 74 / 06 24 96 75 27
  • R.A.P. - Jean-christophe Vandevelde – 01 43 28 39 21

La pub éco-incompatible du mois

Respect ??

L’Outlander de Mitsubishi émet 180 g de C02 par km. Les constructeurs automobiles implantés en Europe se sont engagés à respecter pour leurs véhicules neufs mis sur le marché un objectif moyen d'émission de 140 g de CO2 par km en 2008/2009. Cet objectif ne sera pas respecté et par voie de conséquence, la Commission européenne va bientôt dresser un cadre juridique fixant à 120g/130g l'objectif chiffré à atteindre d'ici 2012.

Un constructeur automobile qui oriente sa production vers de tels véhicules et en fait une promotion faussement écologique prend assurément la mauvaise direction. Où est le respect pour les accords de Kyoto ? Où est le respect pour la planète ? La maison brûle mais la publicité regarde décidément toujours ailleurs…

http://www.mitsubishi-motors.fr (juin 2007)

#  Modifé le 07/04/2007 à 01h40.

Pub et Environnement - Mais que fait le BVP ?!!- Dossier de presse du 05/04/2007

DOSSIER DE PRESSE 05/04/2007

Au Sommaire

  • Avant-Propos
  • Nos principales propositions de réforme concernant la publicité
  1. Réforme de l'autorité de contrôle
  2. Encadrement de l'argument écologique
  3. Encadrement des publicités pour les produits polluants ou énergivores
  4. Sensibiliser la profession à l'environnement
  5. Informer le public de son activité
Personnalités soutenant les propositions de l'atelier Publicité et environnement :
  • Claude GOT, professeur honoraire de médecine et spécialiste de la santé publique,
  • Corinne LEPAGE, avocate, ancienne ministre de l'Environnement et actuelle présidente du CRIIGEN,
  • Armand MATTELART, universitaire spécialiste des questions de communication et président de l'Observatoire français des médias,
  • Jacques TESTART, biologiste, est aussi président d'Inf'OGM et de l'association pour une Fondation sciences citoyennes.

Télécharger le dossier de presse complet "Pub et Environnement"[pdf]

Les positions de 4 candidats aux élections présidentielles 2007

Accedez au site "Publicité et Environnement"

#  Modifé le 06/04/2007 à 02h57.

Position de l'atelier « PUBLICITÉ ET ENVIRONNEMENT » suite à l'article «LA PUB EST-ELLE ECOCOMPATIBLE»

Découvrez l'action et les 30 publicités mises à l'index.

Suite à l'article de Stratégies « la pub est-elle éco compatible ? » publié dans le numéro 1450 du 29 mars 2007, l'Alliance pour la planète, qualifiée « d'extrémiste » par certains, et dont « les critiques sont loin de faire l'unanimité » selon d'autres, souhaite clarifier sa position concernant « écopublicité » et les réactions scandalisées d'une partie de la profession publicitaire.

Tout d'abord, l'Alliance pour la planète salue toutes les actions qui peuvent permettre de sensibiliser sur l'impact environnemental des activités humaines. Elle est en revanche vigilante quant à l'ampleur réelle des actions mises en avant : certains effets d'annonce peuvent faire croire à de réels changements qui ne seraient en réalité pas entrepris. Vigilante aussi quant à la récupération possible de certaines initiatives limitées qui seraient « survendues » (ou surévaluées) par rapport aux enjeux globaux.

L'initiative « Écopublicité » de l'ADEME, Écobilan Havas-médias et LVMH est à saluer en elle-même. Elle a le mérite de s'atteler à un sujet précis : celui d'élaborer un outil permettant l'évaluation de l'empreinte écologique des supports (imprimés divers, affiches, campagne de mailing, tournage des spots, etc.). C'est une initiative allant dans le bon sens.

Toutefois, en ce qui concerne la responsabilité environnementale du secteur publicitaire, l'Alliance souhaite rappeler un certain nombre de réalités.

Avec 31 milliards d'euros de dépenses en 2005 (2% du PIB), la publicité n'est pas une activité marginale. Outre son impact direct sur l'environnement par la production de supports, elle est avant tout essentielle dans la diffusion des modes de pensée et de vie. L'essence même du travail publicitaire est à chercher du côté de la création du message. En 2002, dans les colonnes de Stratégies, Alain Cayzac, co-fondateur de l'agence RSCG rappelait avec justesse que « la publicité est une industrie des idées ». La question centrale n'est donc pas celle du support mais celle du message diffusé dans l'opinion publique, et la question des produits et modes de vie qui sont l'objet de la promotion publicitaire. C'est cet impact indirect qui a d'énormes conséquences sur l'état de notre planète.

Pour l'ensemble de la profession publicitaire, des annonceurs aux médias en passant par les agences de communication, ne pas prendre en compte cette dimension et rester au niveau technique des supports serait un parti pris aux effets pervers regrettables, au regard du nécessaire changement de mentalité que doit entreprendre une profession qui reste encore trop souvent conservatrice. En effet, la tentation serait forte d'utiliser l'argument du caractère « environnementalement correct » des supports pour occulter l'incompatibilité de certains messages publicitaires et de certains produits avec l'urgente nécessité de préserver la planète. Nous ne pouvons donc que mettre en garde devant le danger d'une instrumentalisation de l'initiative « Ecopublicité » par une profession qui refuserait d'engager par ailleurs une réelle remise en question de ses pratiques néfastes et dommageables pour l'environnement et qui persisterait à s'opposer de à toute demande d'encadrement par les pouvoirs publics et de gouvernance avec la société civile. Une telle récupération constituerait une opération de blanchiment écologique (« Greenwashing ») scandaleuse que les responsables d'Ecopublicité, au premier rang desquels l'ADEME, se devraient eux-mêmes de dénoncer.

Albert Einstein notait que « notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions ». Face à l'impératif écologique qui s'impose de jour en jour comme une réalité incontournable, il est plus que jamais souhaitable de dépasser la question technique des moyens pour interroger celle des valeurs, des intentions et des impacts de la publicité.

C'est la raison pour laquelle l'Alliance pour la planète souhaite que soit orientée et accompagnée une réforme en profondeur de la profession conjuguant refonte du système de contrôle de la publicité par l'institution d'un organisme public tripartite (autorité publique, professionnels, associations), encadrement de l'utilisation de l'argument écologique, encadrement des publicités pour les produits polluants ou énergivores, information accrue du public sur l'activité publicitaire et enfin sensibilisation à l'environnement dans le cadre de l'enseignement des métiers de la communication.

Ces propositions de réforme seront rendues publiques et détaillées lors d'une conférence de presse le jeudi 5 Avril, à 9 heures (Mairie du 2ème arrondissement). Le soutien de personnalités et les positions des candidats aux élections présidentielles sur le sujet seront également dévoilés à cette occasion.

Porte-paroles de l'Atelier :

  • Jacques-Olivier Barthes (WWF) / 0155258446
  • Thomas Guéret (RAP) / 0680513972
  • Anne-Isabelle Perrin (WWF) / 0155258464

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