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#  Modifé le 24/01/2011 à 11h09.

Parler d’une même voix et créer de la valeur solidaire entre ONG

Chronique de Serge Orru, Directeur Général de WWF-France, dans l'émission "c'est pas du vent" sur RFI le 11 mai 2009.

Notre monde semble s’essouffler. Il trébuche sans cesse sur des crises à répétitions : énergétique, alimentaire, puis financière, économique et sanitaire… En toile de fond, il faut y ajouter la crise climatique et l’érosion de la biodiversité. Cessez-le-feu me direz-vous !
Au chevet du malade, on demande : « Alors docteur, c’est grave ? ».
Si l’on donne au malade un remède pour chaque crise, on obtient une courte rémission. En traitant chaque symptôme séparément, le rétablissement n’est pas pour demain !

Il faut en effet remonter aux causes, et prendre la mesure de la systémique de ces crises.
Fin avril, Bertrand Chevassus-au-Louis du Centre d’analyse stratégique a rendu son rapport sur la valeur de la biodiversité, complétant les travaux de Pavan Sukhdev. Il y a trois ans, Nicholas Stern avait, enfin, fait réagir les économistes en calculant le coût du changement climatique et de notre inaction . Il nous faut ainsi être pragmatique car ce qui aujourd’hui n’a pas de prix, n’a hélas pas de valeur. Ainsi, le WWF-France a consacré sa dernière université de rentrée au « juste prix écologique »où comment internaliser le cout écologique de tous les produits fabriqués.
Les écologistes doivent donc parler plusieurs langues. Celle de l’économie bien sûr, mais aussi celle des autres ONG, celle des humanitaires , des droits humains et de la solidarité.

En effet, le changement climatique aura des conséquences sociales importantes. Déjà, le conflit du Darfour est lié grandement au changement climatique et la guerre de l’eau n’est plus un scénario de science-fiction.
Nous avions exploré l’année dernière, lors d’un colloque au Sénat organisé avec la sénatrice Marie Blandin les liens entre guerre et environnement. D’abord presque étonnés d’être assis à la même table, les écologistes et les humanitaires avaient parlé d’une même voix.
Pour résoudre ces crises systémiques, les ONG oeuvrant sans relâche et avec légitimité dans leur domaine spécifique doivent donc se rencontrer, échanger, construire ensemble et inventer ! Pourquoi ?
Pour arriver en rangs serrés à Copenhague, unis avec nos nombreuses convergences car on est plus forts à plusieurs. En France, l’Alliance pour la Planète a été un formidable galop d’essai. C’est en effet, cette coalition d’associations qui a été à l’initiative du Grenelle de l’environnement.

Un tel rassemblement a été possible grâce à de nombreuses discussions sur nos différences et sur nos accords. Ce que nous avons créé, c’est un terrain de valeurs partagées. Une synergie d’actions poussée par l’intelligence collective.
On ne remportera rien à Copenhague début décembre 2009 sans cette approche plurielle et commune.
Il nous faut faire front commun pour obtenir des engagements ambitieux de réductions des émissions de gaz à effet de serre et convertir l’économie mondiale à la dynamique écologique.
Il nous faut être pluriels pour reconsidérer les valeurs évoquant la croissance économique à tout crin et surtout décarboner nos sociétés pour vaincre le péril climatique.
Il nous faut être complémentaires pour intégrer la lutte contre la déforestation dans le mécanisme post-Kyoto. Il nous faut être ensemble pour protéger et sauvegarder la banque du Vital où l’on retrouve la biodiversité , la diversité culturelle, les droits de l’homme, l’équité et la solidarité planétaire.
Je vous parlerai, donc, prochainement de l’appel des ONG pour la réussite de la négociation de Copenhague que nous allons lancer d’ici fin mai.

Le site de l'émission sur RFI

#  Modifé le 10/11/2010 à 17h33.

Alliance pour la Planète, Saison 2

Bilan du Grenelle de l’environnement par la société civile et lancement du projet « 2012 et après…»,

Communiqué de presse Paris, le 10 novembre 2010

Il y a 5 ans commençait le travail qui allait déboucher en mars 2006 au lancement de l’Alliance pour la Planète Ce projet, par une ambition partagée, voulait dépasser les différences de chacune de nos organisations et proposer des solutions face aux défis de la planète (épuisement des ressources, appauvrissement de la biodiversité, empreinte écologique insoutenable, …).
Nous avons alors créé un contre-pouvoir qui a fait résonner les problématiques environnementales dans un débat public et politique alors muet sur les grands enjeux de la planète. De la notation des partis politiques aux OGM, des réflexions sur le dialogue environnemental à la régulation de la publicité, l’Alliance pour la Planète a fédéré associations environnementales et ONG de solidarité internationale de taille et d’histoire différentes dans un état d’esprit d’ouverture, de coopération et de réalisme.
L’Alliance pour la Planète, le Pacte écologique de Nicolas Hulot, mais aussi d'autres acteurs, ont été les ressorts majeurs de la prise de conscience écologique en France en étant notamment à l’origine du Grenelle de l’Environnement dont nous revendiquons en partie la paternité.

C’est pourquoi, notre collectif d’associations et ONG vous invitons le 18 février 2011 à notre bilan du Grenelle de l’environnement et à la mise en perspective des résultats du Grenelle dans un scénario 2030.

> Ce bilan sera le point de départ des nouveaux travaux de l’Alliance Saison 2, le « projet 2012 et après…»

Quelle est notre analyse de la situation en France fin 2010 ? Pourquoi ce nouveau projet 2012 et après ?
Comme tant de pays, la France est confrontée à une crise aux multiples aspects (économiques, financiers, sociaux, écologiques, sanitaires, identitaires… humains). Cette crise remet fortement en question la volonté politique de lutter contre le réchauffement climatique. Elle appelle également à un changement complet de paradigme en matière de politique économique et d’organisation démocratique.
Les réponses apportées n'ont réussi qu'à colmater certaines brèches, mais ne proposent pas des solutions durables aux futures générations.
Même si les Français gardent foi dans la politique comme levier de changement de leur destin collectif, ils s’interrogent réalité sociétale du pays (réalité sociétale, c’est un peu jargonneux disons plutôt “l’état de la société française” ?) et la représentation qui en est faite. La crise est aussi profondément politique, notamment sa traduction dans le jeu électoral et la politique spectacle. Pour autant a « volonté à agir ensemble pour le bien de la société » reste bien vivace dans notre pays.

Aujourd'hui, dans le cadre de l'Alliance, nous choisissons de réaffirmer notre rôle de contre-pouvoir, fort du succès de la méthode du Grenelle de l’environnement auquel nous avons contribué avec des propositions concrètes, loin de la pensée unique d’une croissance sans limites.

Dans cette perspective, l’Alliance pour la Planète a décidé d'élaborer collectivement un projet de société pour une planète vivante à horizon 2030, le « projet 2012 et après… ».

Passons de la culture de l’incantation et de la défiance à une culture de la proposition et allons vers de l’action collective à l’image des projets de ville en transition qui essaiment actuellement en Grande-Bretagne.

> Un projet reposant sur l’élaboration collective de scénarios d’avenir pour 2030

Ces scénarios décriront concrètement le quotidien du citoyen français, tel qu’espéré à horizon 2030 et les mesures à mettre en oeuvre pour y parvenir.
Le projet « 2012 et après… » aura 3 dynamiques structurantes déclinées en une dizaine d’ateliers thématiques :

  1. Passer de la croissance économique à un modèle de prospérité pour tous reconnectant finance et économie réelle, production et contrôle de l’empreinte écologique, capacités d’épanouissement personnel et capital social collectif. Dans cette optique, un bilan du Grenelle de l’environnement vu par les ONG sera effectué pour le 18 février 2011.
  2. Travailler à l’implication et à la (re)connexion des citoyens à la chose publique, sans se limiter aux échéances électorales.
  3. Repenser la place de la France en Europe et dans le monde (diplomatie, régulation économique, gestion des crises environnementales et sanitaires, flux migratoires,…).

Le projet « 2012 et après… » prendra la forme d’une plate-forme d’échanges sur Internet et de forums ouverts afin d’élaborer avec toutes celles et tous ceux qui nous rejoindront les scénarios et les actions à venir.

  • Yann Arthus-Bertrand, GoodPlanet
  • Alain Aubry, Colibris
  • Isabelle Autissier et Serge Orru, WWF
  • Etienne Cendrier, Robin des Toits
  • André Cicolella, Réseau Environnement Santé
  • Sandra Cossart, Sherpa
  • Arib el hachemi de "quartiers sans frontieres"
  • Lamya Essemlali, Sea Shepherd
  • Jacques Maret, Agriculteur
  • Franck Laval, Ecologie sans Frontières
  • Joaquin Munoz, Max Havelaar
  • François Veillerette, MDRGF
Liste non exhaustive des premiers signataires

#  Modifé le 10/12/2009 à 17h57.

Circuit F1 à Flins : une grande victoire pour l’environnement !

Après un an de combat, l’association Flins sans Circuit F1, le Groupement des Agriculteurs Biologiques d’Ile-de-France, la FSEAIF, les ONG membres de l’Alliance pour la planète1, la Fondation Nicolas Hulot, Agir pour l’Environnement, le Corif, la Ligue de Protection des Oiseaux et France Nature Environnement se réjouissent de la décision du Conseil général des Yvelines d’abandonner le projet de circuit F1 à Flins et de restituer les terres concernées à l’agriculture. Logos : l’association Flins sans Circuit F1, le Groupement des Agriculteurs Biologiques d’Ile-de-France, la FSEAIF, les ONG membres de l’Alliance pour la planète1, la Fondation Nicolas Hulot, Agir pour l’Environnement, le Corif, la Ligue de Protection des Oiseaux et France Nature Environnement se réjouissent de la décision du Conseil général des Yvelines

Rendez-vous sur le terrain de la ferme de la Haye jeudi 3 décembre à 14h

Lire le communiqué du 2 décembre 2009

#  Modifé le 18/06/2009 à 11h07.

L'échec du Grenelle I déchets : le vote d'une fiscalité incitative à l'incinération

PARIS - 16 juin 2009 - Le Cniid, membre de l'Alliance pour la Planète, dénonce aujourd'hui l'adoption de dispositions fiscales favorisant l'incinération lors de la deuxième lecture du Grenelle 1 par l'Assemblée nationale.

« En dépit de quelques timides avancées, notamment concernant la gestion séparée des biodéchets, l'Assemblée nationale vient d'apporter son soutien à la technologie de l'incinération et a ainsi raté l'occasion de donner une réelle impulsion vers une politique de prévention des déchets et une gestion écologique basée sur le réemploi, la réutilisation et le recyclage. » explique Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid. « Le texte voté hier, de façon expéditive, illustre la récupération du processus du Grenelle par les lobbies de l'incinération » poursuit Sébastien Lapeyre.

Pourtant refusé par le Sénat, l'article 41bis réintégré au texte constitue pour les collectivités une incitation forte à incinérer leurs déchets afin de devenir attractives aux yeux d'entreprises à la recherche d'une fiscalité réduite. Il institue en effet la possibilité d'exonération de taxe foncière pour les entreprises qui se connecteraient à un incinérateur pour utiliser sa chaleur. Les députés ont en outre demandé un rapport gouvernemental sur la possibilité d'alléger la TGAP s'appliquant aux entreprises gérant des centres de stockage si ces dernières construisent des incinérateurs (cf. art.41). La priorité donnée à l'incinération est dorénavant assumée.

« L'adoption d'un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs d'ordures ménagères, proposée par les ONG au début du Grenelle, aurait pourtant permis d'éviter dès le départ que de telles dérives n'apparaissent » rappelle Sébastien Lapeyre.

Pour le Cniid, les articles 41 et 41bis adoptés le 15 juin 2009 en deuxième lecture par l'Assemblée nationale constituent un recul par rapport au texte voté par le Sénat en février dernier. Le Cniid appelle aujourd'hui les sénateurs à corriger ce mauvais tir lors de la deuxième lecture du Grenelle 1 prévue pour début juillet afin de stopper cette promotion de l'incinération et d'honorer les engagements de l'alinéa 1 de l'article 41 priorisant réduction, réemploi/réutilisation et recyclage, seules alternatives véritablement écologiques.

#  Modifé le 04/06/2009 à 17h08.

Le MDRGF poursuivi en justice - Appel à soutien

Pour avoir voulu inciter les gérants de supermarchés à entamer une réflexion sur le problème de la pollution par les résidus de pesticides de certains fruits et légumes conventionnels, le MDRGF se retrouve accusé de dénigrement par des producteurs de raisins qui lui réclament 500 000 euros.

Novembre 08 : L’enquête supermarché.
Le 24 novembre 2008, le MDRGF (mouvement pour le droit et le respect pour les générations futures) , association sans but lucratif de défense de l’environnement, publie les résultats d’une grande enquête ciblant les supermarchés et leur politique en matière de résidus de pesticides. La première étape de cette enquête concerne le raisin de table. 5 ONG (dont le MDRGF pour la France) de 5 pays européens font donc tester par un laboratoire allemand, certifié et indépendant, des raisins de table vendus dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. Les résultats montrent que la quasi totalité des échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive analysés contiennent des résidus de pesticides. Le MDRGF dénonçait cette situation comme inacceptable. Plus de détails sur l’étude sur le site du MDRGF.

Février 09 : les producteurs de raisins de table assignent le MDRGF en justice !
Fin janvier 2009, le MDRGF apprend par des journalistes du sud de la France que la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table (FNPRT) vient de tenir une conférence de presse avec son avocat pour annoncer qu’ils ont décidé d'assigner en justice le MDRGF pour avoir, selon eux, dénigré le raisin de table. Après cette annonce médiatique, une assignation datée du 2 février devant le TGI de Paris a été transmise au MDRGF. La partie adverse demande au MDRGF la somme exorbitante de 500 000 Euros, rien de moins !

Signez l'appel pour la liberté d'expression contre les poursuites-baillons : http://www.generations-futures.org/agir_generations_futures.html
plus d'info sur http://www.mdrgf.org

Télécharger le dossier de presse : Assigné en justice pour avoir analysé des raisins !

#  Modifé le 25/05/2009 à 15h41.

L'ultimatum Climatique

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de l’action humanitaire, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard du l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

L'ultimatum Climatique
  • Serge Orru, WWF-France
  • Pascal Husting, Greenpeace France
  • François Danel, Action contre la Faim
  • Olivier Braunsteffer, Care France
  • Antoine Bernard, FIDH
  • Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
  • Anne Bringault, Les amis de la terre
  • Michel Bruguière, Médecins du Monde
  • Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
  • Sandrine Mathy, Réseau Action
  • Climat Michel Roy, Secours Catholique